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Les outils de l’atelier
 


 

1. Les typomètres.

Typomètres

Pouvoir mesurer est primordial, et pas seulement en typographie. Mais en typographie (du moins en typographie traditionnelle au plomb), cette prise de mesures possède une caractéristique qui lui est propre : elle n'utilise pas le système métrique. La raison en est simple : la typographie occidentale est née bien avant le système métrique et un système stable de mesures typographique fondé sur le pouce royal français avait été mis au point (c'est le cas de le dire !) par François-Ambroise Didot avant que la Révolution française n'éclate et ordonne à une commission de savants de calculer le mètre (dix-millionième partie du quart du méridien terrestre). Les imprimeurs typographes dont tout le matériel avait été fabriqué suivant les mesures de l'ancien régime ne voulurent pas en changer pour des raisons économiques faciles à comprendre, et l'habitude resta de génération en génération de calculer avec ces mesures traditionnelles.

La règle du typographe s'appelle typomètre et revêt plusieurs apparences. Elle fut tout d'abord une simple règle de bois graduée. Sur la photo ci-dessus, de haut en bas, d'autres formes :

Typomètre-lignomètre

a. Typomètre-lignomètre à curseur (Graphoplex, Deberny et Peignot). Double usage pour cet outil : le typomètre mesure les longueurs, le lignomètre permet de calculer le nombre de lignes de texte dans un corps déterminé.

Typomètre en acier

b. Typomètre réglet métallique. On le trouve en deux longueurs : 30 cm et 50 cm. Au passage, puisqu'on annonce des longueurs en cm (donc dans le système métrique), il est bon de préciser qu'il est illégal de commercialiser un outil de mesure qui ne soit pas dans le système international (mètre, kilogramme, seconde, Ampère). Un typomètre, pour être légal, se doit donc de posséder aussi une échelle en centimètres, ce qui est bien pratique d'ailleurs pour effectuer des conversions dans les deux unités. Deux matières principalement, l'acier inoxydable (cher et durable)...

Typomètre en aluminium

c. Typomètre en aluminium (duralumin), plus fragile mais moins cher. Les typomètres réglets sont gradués en trois points en trois points (cas de ceux-ci) ou de deux points en deux points. Le point est l'unité de mesure typographique traditionnelle (1 point = 0,376 mm), son multiple, le cicero (ou douze) vaut 12 points.

Typomètre pliant en bois

d. Typomètre pliant en bois. Ce type d'outils est devenu rare. Il n'est plus guère utilisé et revêt les atours de l'objet de collection. Mais il reste bien pratique pour prendre des mesures de grandes dimensions. Sur la première image, celui de gauche mesure 50 cm et celui de droite 1 m.

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2. Les brucelles ou pinces typo.

Pinces typo

Les pinces typo ou brucelles font partie du matériel qui appartient en propre au typographe. Elles servent à plusieurs choses. Pendant la composition, à prendre dans la casse les caractères ou les espaces que des doigts trop gros auraient du mal à saisir. Elles évitent un peu, dans ce cas, de se trop salir les doigts quand la casse est poussiéreuse. Pendant la correction, elles servent à extraire d'une ligne un caractère à changer. Attention alors à bien saisir le caractère sous peine de voir les pinces glisser et abîmer l'œil du caractère.

Dans les cinq pinces ci-dessus, seules les deux de gauche sont des pinces typo réelles. Les trois autres ont été élues à ce grade alors que leur vocation première était différente. Celle de droite était une « vulgaire » pince à timbres, celle à sa gauche, trouvée dans une brocante, courtaude, bien ouverte, aux extrémités larges est pratique pour aller chercher des moyens ou gros corps coincés au fond des cassetins, celle du milieu, longue et aux extrémités acérées, est idéale pour se saisir des petits corps dans les petites casses (celles de 50 cm de large).

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3. Les presses à épreuves de relecture.

Presse à épreuve de relecture

Presse à épreuve de relecture

Lorsque la composition du texte est terminée, que les composteurs pleins et successifs ont fini par fabriquer une plus ou moins longue colonne de texte qu'on a lié, l'homme étant ce qu'il est dans son imperfection native se doit de vérifier que le texte est exempt de faute(s). C'est là le travail de la presse à épreuves en placard ou à épreuves de relecture. Imprimer sur un mauvais papier, simplement, rapidement mais avec suffisamment de netteté pour que la lecture soit sûre, le texte à corriger. Un peu d'encre, un rouleau pour en enduire l'œil de la lettre, la feuille de papier posée (droite ou de travers peu importe) sur le pavé, un deuxième rouleau, presseur celui-là, qui passe sur le tout et le tour est joué, la lecture critique et attentive peut commencer...

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4. Black Tuesday, la presse taille-douce.

Presse taille-douce

Elle nous vient tout droit du XIXe siècle. Elle est petite, élancée et ne rechigne pas à la tâche. Presse d'atelier d'artiste prenant peu de place au sol, elle est idéale pour des tirages courts en taille-douce (gravure sur cuivre) de plaques au format modeste.

Ce fut le dixième anniversaire de son arrivée dans l'atelier voici peu de temps : elle s’intégra dans la vie du local parisien le 9 septembre 2001, portée en triomphe par quatre paires de bras musclés. Comme elle est noire et qu'elle est arrivée un mardi, on l'a baptisée Black Tuesday. Elle imprime sans coup férir des plaques de 9-11 pouces...

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5. Les coupoirs, biseautiers et rabots.

Les coupoirs, biseautiers et rabots servent à découper, biseauter et rectifier les filets de plomb, éventuellement les interlignes. On s'en serait un peu douté à l'énoncé de leur nom. Qu'est-ce qu'un filet, maintenant ? Un élément imprimant typographique fondu à la même hauteur que les caractères (hauteur typographique ou hauteur d'œil : 23,56 mm) qui laisse comme trace sur le papier un trait d'épaisseur et de forme variable (simple, double, cadre, pointillé, tireté, ondé, moleté, etc.) et qui est présenté sous la forme d'une lame d'environ un mètre de long à découper suivant les besoins pour créer des séparations, des tableaux, des encadrement ou des ornements.

Coupoir simple

a. Le coupoir simple (et un peu cassé, hélas, mais sans gêne pour son fonctionnement). Il n'accomplit qu'une seule tâche: il coupe à une longueur déterminée. Le réglage de la longueur s'effectue à l'aide de la partie mobile surmontée d'une vis de blocage. Les divisions sur la longueur de l'outil sont bien sûr en ciceros (ou douzes). Le réglage de longueur étant effectué, la partie mobile de l'outil sur la droite est relevée pour glisser dessous le filet (ou l'interligne) à découper. Il est placé à plat contre l'angle du fond et contre la butée mobile. La partie mobile est alors descendue d'un coup sec et le filet est coupé par les deux lames du coupoir qui agissent à la manière  de celles d'une cisaille ou d'une paire de ciseaux.

Coupoir biseautier

b. Le coupoir biseautier. La partie coupoir est sur le devant et fonctionne de la même façon qu'avec le coupoir simple. La partie biseautier est constituée de toute la partie arrière. Le coin mobile sur le marbre permet le réglage d'un angle entre le filet et la lame rectificatrice (arrondie en haut et bloquée par une vis). Le filet est placé vertcalement contre un côté du coin et placé contre la lame rectificatrice qui est levée et abaissée, usant l'épaisseur du filet jusqu'à l'obtention de l'angle voulu. Biseautés dans leur épaisseur, les filets peuvent ainsi être assemblés entre eux (biseautage à 45° par exemple pour créer un angle droit) sans que ce soit perceptible (ou fort peu) à l'impression.

Rabot

c. Le rabot. Il rectifie les filets et les biseaute éventuellement. Le coin, comme avec le biseautier, sert à régler l'angle de rectification. La roue, que l'on anime à l'aide de la manivelle, est porteuse d'une lame qui vient retirer un petit copeau au filet à chaque tour.

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6. Le chien.

Chien

Elle a un drôle de nom : le chien, cette petite brosse à poils très durs qui sert à frotter les caractères typographiques pour les nettoyer lorsqu'ils sont encrassés d'encre ou de poussière (ou des deux). Du côté de par ici, on utilise cet outil encore très régulièrement pour que l'impression soit toujours de la meilleure qualité possible. Mais d’où vient son nom ? On l'ignorait voici encore peu de temps, lors de la première parution de cet articulet...

Alors, la curiosité de cet infatigable et talentueux chercheur qu'est Jacques André s'est mise en branle... On avouait ne pas connaître l'origine de ce « chien » (il faut dire qu'on n'avait pas beaucoup cherché...) Qu'à cela ne tienne, J. A., lui, a cherché. Voici ce qu'il a trouvé : Rien dans Fertel (La Science pratique de l'imprimerie, 1723), rien dans Fournier (Manuel typographique, 1764-66), mais dans le volume 5 de l'Encyclopédie, quelque chose d'éclairant :

Encyclopédie, tome 5, page 551

Donc, notre chien est, selon toute probabilité, une brosse à tête dont le nom réel s'est perdu au profit d'un surnom obtenu par synecdoque d'une des matières dont il est composé : le chiendent.

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7. Les brosses à formes.

Brosses à formes

La brosse à formes est le complément naturel, section « nettoyage », du chien. Du temps de la typographie (au plomb) rayonnante et industrielle, elle servait à lessiver énergiquement de toute trace d'encre les formes d'impression quand le tirage était terminé. La forme pouvait alors être démontée et les caractères, propres, redistribués dans les casses. Elle sert beaucoup moins de nos jours où les gros tirages sont assurés pour le texte par d'autres procédés d'impression. On en use encore un peu pour réparer quelques bévues, essentiellement le nettoyage sur presse quand le typo a eu la main un peu trop lourde en encrant la machine.

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8. Les comparateurs.

Comparateurs

Les comparateurs ont une désignation quelque peu trompeuse. Ils ne sont pas là, en effet, pour comparer mais bien pour mesurer. Mesurer des hauteurs ou des épaisseurs de la façon la plus précise possible : au centième de millimètre.

Les deux comparateurs que l'on voit ici ont des utilisations différentes. Celui de gauche, de marque Fag (marque Suisse), ne sert qu'en typographie au plomb. Il mesure et vérifie qu'une forme d'impression ou un cliché sont bien à la hauteur typographique (ou hauteur d'œil) : 23,56 mm. C'est la hauteur à laquelle sont fondus (du moins en France) tous les caractères et tous les décors typographiques. C'est la hauteur à laquelle doivent être portés tous les éléments iconographiques extérieurs à la fonte : bois gravés, linogravures, clichés zinc ou clichés galvano, etc. C'est à cette hauteur que sont réglées toutes les machines typographiques afin que la forme d'impression s'encre de façon homogène et que le papier à imprimer se presse contre la forme encrée avec juste la pression nécessaire au bon transfert de l'encre.

L'autre comparateur, de marque Bucher & Mayer (Stuttgart, Allemagne) n'est pas d'un usage exclusif à la typographie. Il sert à mesurer de minces épaisseur quelle que soit la nature du matériau. Dans l'atelier, il est utilisé à mesurer les épaisseurs du papier à imprimer et peut ainsi contribuer aux réglages fins des presses qui, par exemple, pour une même forme, auraient à imprimer plusieurs papiers de nature différente.

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9. Les composteurs.

S'il est un outil qui symbolise à lui seul le typographe au plomb, c'est bien le composteur. Il fait partie de son saint-jean (ses outils personnels), composé des pinces, de la pointe, du visorium... et de lui. En notre époque de retour au naturel, au sain, au « vert » sans OGM, qu'on se garde bien de confondre cet indispensable composteur avec le récipient homonyme que l'on remplit de déchets végétaux aux fins de les faire pourrir pour obtenir une terre riche. On remplit aussi le composteur du typographe, mais avec du plomb toxique et polluant qui ne pourrit pas – heureusement – mais qui, par opération alchimique, va se transmuter en l'or de la parole écrite (oui, elle est bien d'or, la parole, quoiqu'en puisse dire un stupide proverbe qui vante les mérites du silence, ce couard).

À quoi, au juste, le composteur sert-il ? À former les lignes du texte en y assemblant un à un les lettres chiffres, signes et espaces. C'est un outil creux que l'on règle en longueur pour déterminer la dimension maximale des lignes de texte : la justification. Ensuite de quoi, après y avoir inséré verticalement une interligne de bonne longueur, les lettres et signes sont pris les uns après les autres dans la casse et placés tête en bas dans le composteur pour former les mots du texte.

Composteurs

Comme on le constate aisément, le composteur n'a pas une forme unique et immuable. À l'instar des individus qui s'en servent (des autres aussi), il revêt des apparences très différentes. Son aspect varie suivant l'usage auquel on le destine ou suivant les goûts du typo qui l'utilise. La photographie ci-dessus le prouve assez. Le composteur peut être étroit ou large, long ou court, à vis ou à levier, en bois, en fer, en maillechort ou en aluminium, à réglage automatique ou non.

Composteurs

a. Composteurs en fer. Ils ont le désagrément de rouiller assez facilement. Le très large et très court en haut à droite est un composteur anglais trouvé avec bonheur il y a plus de vingt ans sur une brocante. C'est une bénédiction dès qu'on a des textes assez long à composer sur des justifications raisonnables. On gagne du temps en le vidant moins souvent. Il permet également de repérer – et donc d'éliminer – plus facilement les lézardes qui naîtraient dans le texte.

Le composteur à levier (4e ligne en partant du haut) est un cadeau de l'ami Robert Niclaus qui fut le chef d'atelier du dernier compositeur Monotype à façon de Paris, les ateliers Gerbaud, devenus Typo-Méca, 6, rue Arthur-Rozier, dans le 19e arrondissement. Il ne fonctionne plus, son levier est trop usé, il ne serre plus. Mais il est très précieux, sentimentalement parlant : Robert l'avait depuis ses 16 ans, c'est avec lui qu'il avait fait son apprentissage.

Composteurs

b. Composteurs en maillechort. Sur la gauche, les composteurs en fer déjà vus. Sur la droite, des composteurs en maillechort. Leurs avantages ? ils ne rouillent pas et sont un peu plus légers que les composteurs en fer.

Les très longs composteurs servaient surtout à composer des tableaux de grandes dimensions. Mais il existait aussi (l'atelier n'en possède pas) des composteurs à multiples compartimentations qui permettaient d'obtenir plusieurs justifications de colonnes sur une même ligne pour composer le contenu des colonnes avec plus de précision.

Composteurs

c. Composteur à réglage automatique (au fond). Les trous correspondent à un ergot de la partie mobile. Ils donnent une progression de cicero en cicero, ce que confirme la règle de contrôle gravée sur l'outil. Avec ce type de composteurs, le réglage de la justification est très précis et s'effectue en une fraction de seconde. L'inconvénient est qu'il ne permet pas de réglage sur des dimensions bâtardes.

Composteurs

d. Composteur en aluminium. Son principal avantage est la légèreté mais il est plus fragile que les autres.

Composteurs

e. Composteurs en bois. Le composteur métallique est là pour donner l'échelle des autres. Les trois plus grands composteurs sont des composteurs à affiches pour assembler des caractères en bois de grands corps. Les deux du bas ont une partie mobile pour régler la justification, comme sur les composteurs métalliques ; celui du haut est fixe et ne peut donc composer que sur une seule justification.

Composteurs

f. Composteurs Freinet. Lorsque Célestin Freinet imagina sa pédagogie nouvelle, il la fonda en partie sur la typographie, afin de donner aux enfants un moyen de réaliser eux-mêmes de petits journaux de classe. Il dut simplifier le matériel typographique pour le mettre à la portée des enfants. C'est ainsi qu'il revint aux sources de la typographie (en le sachant ? sans le savoir ?) quand il imagina des composteurs en bois (et à justification fixe). En voici trois. Son originalité consiste toutefois en ce qu'il imagina faire des composteurs pour les gauchers (en haut à droite) comme pour les droitiers (les deux à gauche). À notre connaissance, nul avant lui ne s'était préoccupé d'un tel détail. Les composteurs étaient fabriqués pour les droitiers, et les gauchers devaient s'accommoder de cet état de fait. Comme par ailleurs, à l'école ordinaire de la République, jusqu'à une époque encore récente, les gauchers étaient contrariés...

Composteurs

g. Composteur en bois, pour corrections. La composition terminée, relue et corrigée sur épreuves, on plaçait dans un composteur en bois les lettres nécessaires pour effectuer les corrections sur le plomb. On y plaçait, au fur et à mesure des corrections, les lettres ôtées de la composition dans le but de les ranger à nouveau dans la casse.

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CLS
octobre 2009


Date de création : 27/10/2009 @ 20:40
Dernière modification : 16/03/2012 @ 15:45
Catégorie : Typo et alentours - Typographie
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