Page loading
L’homme au coin
10 pages,
format 8,5 x 8,5 cm.
tirage à environ 30 exemplaires en typographie au plomb.
Thomas Braun
des fromages
8 pages,
format 11,2 x 9 cm.
tirage à 131 exemplaires en typographie.
CLS
Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
Marie-Rose de France
26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.

Authors

Chronological

Des barbares...
... for those who are too lazy to seek.

Biblioteratology

Entertainments

Fin-de-Siècle

Fourneau and Fornax

Printings

Typography
14226658 visitors
5 visitors online
La semaine dernière, on a quitté notre Stanhope sur ses patins à roulettes. Ce n’a pas été une mince affaire de les lui ôter, ces satanés patins. Heureusement, on a été aidé par un couple d’amis dont les compétences n’ont eu d’égal que la modestie car ils n’ont pas souhaité qu’on fixe l’opération à l’aide d’images fixes ou d’images qui bougent. On a respecté. Il a fallu, pour déchausser notre presse, user de trois crics à vérin hydraulique, d’un certain nombre de planches et de pas mal de minutie.
Les pieds de la presse enfin fermement posés sur le sol de l’atelier, on a procédé ensuite mais seul — quoi de plus normal — à un débarbouillage en règle de la mignonne. Elle en avait bien besoin. Poussière et saletés s’étaient accumulés sur elle. Quelques images pour en témoigner.

Fermement posée mais franchement sale, la presse se trouve à son emplacement définitif non loin de la presse taille-douce d’atelier et de ses consœurs plus jeunes, les Vandercook.

On ne s’en rend pas trop compte car elle est noire, sauf sur la platine où des traces de doigts révèlent le dépôt de poussière, mais elle a besoin d’un bon entretien.

Vue de l’autre côté.

La platine en gros plan, très poussiéreuse.

Le seau et les éponges du nettoyage. Au bout de deux ou trois rinçage d’éponge, l’eau ne semble plus trop transparente…

Enfin propre ! Non seulement lavée mais aussi huilée (pour la vis et les parties mobiles liées à la platine et au barreau), et graissée (pour les rails qui permettent au châssis de passer de la position d’encrage à celle d’impression).

Vue de derrière. Le poids suspendu au premier plan sert à faire revenir le barreau à sa position de repos.

Vue de devant. Au premier plan : les rails.

Les parties en laiton et en bronze ont été astiquées. C’est plus joli quand ça brille !

La plaque, sur une machine à imprimer, c’est un peu comme le nom de l’auteur sur la couverture d’un livre : la signature d’une œuvre. Et là, il y a toutes les raisons d’en être fier.

Vue de trois-quarts. Derrière, la bibliothèque technique.

La manivelle (sur la gauche) a été tournée. Le châssis et le marbre sont sortis en position d’encrage.

Le tympan est relevé, on voit le marbre, nu, sans aucun châssis.

Le marbre avec un châssis posé dessus.
L’entretien est terminé. Il va falloir procéder aux premiers essais d’impression et peut-être à quelques réglages. On verra ça plus tard…
— Ça y est, elle est arrivée…
— Qui ?
— Pas qui : quoi ! La presse Stanhope !…
— Et alors ?
— Alors, son arrivée n'a pas été aussi simple que ça… Si sa montée sur le camion plateau n'a posé aucun problème grâce à l'élévateur de l'imprimerie où elle décorait l'entrée, en somnolant depuis quelques années après avoir été très active ; si le voyage s'est déroulé sans encombre ; l'arrivée à son emplacement définitif dans l'atelier n'a pas été de tout repos. Description en images fixes et en images qui bougent. Le « reportage » est dû à Catherine Chauvel.

Le CLS au portail d'entrée pour accueillir le camion plateau et son conducteur… et la Stanhope.
Arrive un troisième compère, au volant de son grand Manitou pour porter la Stanhope à bout de fourches jusqu'à l'entrée de l'atelier, en passant par le jardin. Une petite pente est à monter. Inquiétude du CLS…
Le Manitou, la Stanhope en l'air, arrive à la porte de l'atelier.
L'arrivée triomphante ; la Stanhope semble être légère comme une gazelle. Elle flotte… Comme elle semble aimer l'exercice physique, on lui met des patins à roulettes. Contrairement aux bipèdes… qui n'ont que deux pieds, elle en a quatre, donc quatre patins à trois roues pour traverser l'atelier. Faut ce qu'il faut.

La fixation des patins à roulettes à l'aide de sangles.

Posée sur se patins, la Stanhope tente d'évoluer gracieusement sur le sol lisse mais — sans vouloir être désobligeant envers elle — son poids ne l'avantage guère dans ses évolutions.

Vexée quelque peu, elle décide de faire du sur place… au grand dam des bipèdes qui l'entourent.
Les trois bipèdes se sentent alors obligés de l'aider dans ses déplacements jusqu'à son emplacement définitif.
Elle est arrivée mais il va falloir, maintenant que les exercices physiques sont terminés, lui ôter ses patins à roulettes. Ce qui représente une deuxième partie des aventures de miss Stanhope chez Fornax…
Il y a des jours où on lève les yeux au ciel parce qu'on est exaspéré de le voir si immuablement bleu, un bleu factice qui nous cache, à nous — bipèdes ordinaires ou extraordinaires — la noirceur, l'obscurité, de l'infini qui nous entoure. Mais il y a les nuits, les nuits où l'obscurité éclate au grand jour, profonde, intense, oppressante, comme un écran de papier noir percé, on ne sait pourquoi, de milliers de trous d'aiguilles.
À quoi ça rime cette alternance immuable de bleu et de noir ? À quoi ça sert ? À découper en fines tranches nos existences que nous croyons continues ?
ou la typo de la Nature ?
— Oui, alors c’est dit…
— Heu… Qu’est-ce qui est dit… Je ne suis pas…
— Tu as des difficultés à me suivre, ou bien est-ce que tu n’existes pas ?
— Peu importe. Explique. Qu’est-ce qui est dit ?…
— C’est dit que ce n’est pas parce qu’on aime la typographie, et les machines à imprimer, et les techniques de l’imprimerie qu’on n’aime pas la Nature. Avec un grand N.
— Tu peux dire : « Avec une capitale initiale », ça va mieux faire couleur locale…
— Si tu veux, mais réponds à ma question…
— Pas d’incompatibilité — du moins pour moi — entre l’intérêt que je porte à la typographie et la satisfaction qui est mienne lorsque mon regard se pose sur la Nature (avec une capitale). Nous ne sommes pas dans le même registre… Quoique… quoique…
— Ça veut dire quoi ton « quoique » ?
— Ça veut dire que, parfois, les deux peuvent être intimement mêlés…
— … Comprends pas…
— Faut tout t’expliquer, à toi !…
— Bah…
— Tiens, regarde cette photo. La Nature nous donne une leçon de typo…

Arbres alphabétiques.
— Oui… ce sont des arbres… ils ont une forme bizarre…
— Tu ne vois pas que dans leur partie haute, ils forment un V et un i et dans leur partie inférieure un X et un Y ?
— Heu, si, peut-être…
— Comment « peut-être… ». C’est évident, non ?
— Heu…
— Tu crois « peut-être… » que c’est un photo-montage ? Alors, si tu doutes, je peux t’affirmer que ces arbres sont au bord de la route qui conduit à Quiberon, sur la presqu’île. Tu n’a qu’à y aller voir… pour vérifier.
— Si, si, je te crois…
— Bien. Et en les regardant d’une autre manière, en négligeant la branche fluette qui est à droite du Y, on peut lire vi et XI, ce qui, en chiffres romains, fait 6 et 11. On a, à la fois, avec ces arbres, des lettres et des nombres. Pas mal, la végétation ; pas mal, la Nature…
— Si tu le dis…
— Bon, là on est dans le sauvage, mais on peut faire aussi dans l’apprivoisé.
— C’est-à-dire ?…
— On peut s’intéresser à la végétation où la main de l’homme a mis le pied.
— Ah ?
— Oui, tiens, regarde…

Charleville.
— Laisse-moi deviner tout seul. C’est un massif dans une ville qui s’appelle Charleville. Mais ta photo, elle est pourrie, parce qu’on ne voit pas bien le CH du début. Et puis, c’est trop petit.

Ville.
— Et là, c’est encore trop petit ?
— Non… mais j’aurais préféré voir Charle… T’en a d’autres, des photos comme ça ?
— Ben oui…

Bouy.
— Et en plus, ici, t’as un vieux coucou…
— Je vois… rien d’autre ?
— Si, mais tu vas encore dire que c’est top petit.

Linthelles.
— T’as raison, c’est trop petit…
— Rien d’autre à dire ?
— Si, tu aurais pu te rapprocher.
— D’accord, mais quand je me rapproche trop, on lit pas bien… la preuve… je suis obligé de m’y prendre à deux fois.

St Siméon.

St Siméon.
— Ouais…
— Mais quand le nom est plus court, ça va.

Pleurs.
— T’as rien de plus gai que ces pleurs ?
— Si…

Gaye.
— … C’est un peu enchâssé, mais c’est plus gaye, non ?
— Ha, ha ! Est-il drôle ! Je ris à gorge dévoyée ! Mais je trouve un peu lassant tous ces noms avec, à chaque fois, les mêmes buissons de verdure… Tu n’as rien d’autre ?

Marnay.
— Ça te va, ça ?
— Moui… Tu n’as rien de moins orange ?…
— Pfff…
Les fréquenteurs réguliers de ce site — s’il y en a — ont remarqué que le billet du lundi n’est pas arrivé hier comme c’était de tradition depuis le début d’année. Une raison ? Oui, bien-sûr, il y en a une : on a passé cette journée d’hier à récupérer du matériel chez un confrère sympathique (et un peu triste) qui fermait définitivement l’imprimerie créée par son grand-père, puis tenue par son père avant qu’il ne la prenne en charge. Quel matériel ? Un peu de plomb, une huitaine de casses de 50 cm, beaucoup de caractères bois (inventaire encore à faire, les caractères sont empilés dans une quinzaine de petits cartons), un comparateur et une foultitude de numéroteurs. Sans compter les rames de papier. Ça, c’est uniquement pour le petit matériel récupéré hier. Viendra dans un avenir proche, pour grossir l’atelier de Fornax, une presse Stanhope de chez Berthier (quarante ans que j’en voulais une), et du gros matériel de reliure pour la madame que je vis avec. On en reparlera peut-être, si l’occasion se présente.
Ça, c’était pour tenter d’excuser le retard du billet du lundi. On comprendra que je n’ai pas trop le temps de vous concocter un billet assez long et assez documenté comme j’en avais pris l’habitude. J’ai tout le matériel d’hier à ranger. Alors, pour ne pas vous laisser sur votre faim de culture gé ou de culture typographique, j’ai ressorti de mes archives un cliché qui peut prêter à discussion dans tous les sens du terme. Il date un peu. Mars 2017. Il ne s’insère donc dans aucune actualité...

Collage sauvage.
La typographie est, en général, au service du texte. La typographie expressive, comme on en voit ici, est au service de l’expression. Pas d’image, rien que du texte. Mais du texte déstructuré qui va attirer l’œil et arrêter le passant qui passe pour qu’il fasse l’effort d’en comprendre le contenu.
Terminons sur une pirouette, sur une plaisanterie un peu éculée : On a affaire ici à beaucoup de polices et de corps pour parler de police et de morts.
Undergrowth typography
Typographical practice
Typo des rues
Tools
The picture of the day...
Tales ans short stories
Streets typography
Spirit of the times
Rural typo
Proverbs
Printings
Printing
Post-competition
Places of conviviality
My masters
Internal news
Friends
Fourneau-Fornax
External news
Editorial practice
Competition
Bookish teratology
Book
Book-collecting
Bibliophilie
Art
Alphabet
|
August 2026 | ![]() |
||||
| S | M | T | W | T | F | S |
| 01 | ||||||
| 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 |
| 09 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 |
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 |
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 |
| 30 | 31 | |||||
Fornax éditeur 18, route de Coizard, F51230 Bannes – France