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Book of the week

Maurice Fourré
Une Conquête

Article sur l'ouvrage.

28 pages, format 16 x 25 cm.
letterpress composed
and handmade printed.
450 copies.
16 €

(click on pict
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Books of the week
Typo and around
The last one...

Raymond Callemin
Lettre
à Arthur Mallet

frnx-259.jpg

8 pages, format 9,7 x 20 cm.
50 exemplaires.
45 €

 __________

CLS
Quasimodo
le simplet

Quasimodo

36 pages, format 14 x 14 cm.
100 exemplaires.
10 €

 __________

CLS
Un point
c'est tout

Un point c'est tout

36 pages, format 14,8 x 7 cm.
100 exemplaires.
5 €

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The Swallows of Bannes

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Novlety springtime 2018  -  by cls

Vous souvenez-vous ?

C'était il y a deux ans, ou presque. Oui. Bon. On n'est pas obligé de se souvenir. Mais on n'est pas forcé d'oublier non plus. Automne 2016. Le premier volume de la collection les typographes consacrée à ceux qui ont été typographes professionnels mais qui ont atteint la renommée pour d'autres activités. Dans le courant de ce printemps 2018 sont nés trois de ses petits frères en collection. Et la boîte originale qui les contient tous les quatre.

Raymond Callemin, Lettre à Arthur Mallet

Petit rappel de la couverture de ce premier volume. Celle de cet exemplaire-ci ayant été teintée à la cuve. L'auteur, Raymond Callemin était typographe et membre de la bande à Bonnot. Il finit sous le couteau de la guillotine à l'âge de 23 ans. Pas un âge pour mourir même quand, comme lui, on a du sang sur les mains.

La célébrité de l'auteur du deuxième volume est, elle, universelle. Il fut l'un des fondateurs des États Unis d'Amérique. Et scientifique. Et typographe, bien sûr. Et doté d'un joli sens de l'humour et de l'à-propos comme en témoigne la jolie lettre adressée à John Baskerville que Fornax republie en verson bilingue (traduction d'époque en français). La couverture de ce volume a aussi été teintée. Et griffée auparavant, ce qui donne à chaque exemplaire un aspect unique.

Benjamin Franklin, Lettre à John Baskerville

Vivant dans le même siècle que le précédent auteur, celui de ce troisième volume ne fut que typographe et écrivain. Amoureux des femmes, il écrivit plus de 600 nouvelles autour de cette moitié essentielle de l'humanité. Il aimait aussi son orthographe qu'il avait réformée pour être en accord avec ses principes et sa logique. Il s'en explique dans ce court texte issu des avant-propos de deux volumes de ses Contemporaines. Il nous a fallu, pour cette édition, refabriquer des « s longs » indispensables à la typographie du texte. Le rose de la couverture est dû à une teinture, dans un bain de couleur d'aniline.

Restif de la Bretonne, Avis sur mon Orthographe

On saute un siècle et on se rapproche du nôtre avec Mark Twain qui fut navigateur sur les grands bateaux à roues à aubes qui remontaient et descendaient le Mississipi, voyageur, journaliste, typographe, écrivain, humoriste, passionné de machines typographiques. De son séjour dans notre capitale, il tira la gravure cette Carte de Paris dont l'usage est un peu particulier. Mais il s'en explique dans sa langue natale et dans notre traduction française. La couverture du volume est aussi teintée, en rouge et bleu, à l'éponge.

La carte de Paris

Pour ranger ces quatre petites merveilles typographiques, une jolie boîte en deux parties a été conçue spécialement. Son utilisation non conventionnelle a nécessité l'élaboration d'une notice explicative.

La boîte

La notice

Published on 11/06/2018 @ 14:34  - none comment - none comment - View ? Add yours ?   Preview   Print...   Top
Voltaire  -  by cls

Amour, amour, quand tu nous tiens !

Au dix-huitième siècle, et même un peu après, on ne faisait que peu de cas des vers de M. de Voltaire. Ils n'étaient guère aimés, ces pauvres vers, ces piètres vers, pas besoin de se mettre la tête à l'envers. Pourtant, nous avons ici un exemple contraire. Nous ne pouvons que constater que les vers, eux, aimaient bien les vers de M. de Voltaire. Tout est une question de public, et tralali, et tralalère...

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Published on 23/03/2018 @ 18:24  - none comment - none comment - View ? Add yours ?   Preview   Print...   Top
Type case [2]  -  by cls

La Rentrée des casses
feuilleton à durée indéterminée...

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Chapitre 2
La casse française ordinaire
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La casse parisienne du chapitre précédent est une version en taille réduite de la casse traditionnelle française, dite casse ordinaire. Son usage se développe à l'époque de la mécanisation de la composition typographique. Avec cette mécanisation, les besoins en composition manuelle diminuent drastiquement, ce qui entraîne la diminution du besoin de caractères à disposition dans l'atelier et donc la diminution de la taille de la casse et son changement d'emploi. Le caractère qu'elle contient ne sert plus pour la composition de grands textes mais plutôt pour des petits travaux ou des travaux d'appoint : encarts publicitaires, en-têtes de lettres, cartons d'invitation, cartes de visite, titraille, éventuellement brochures de quelques pages, etc.

La casse ordinaire ne se sort pas pour être utilisée et ne se range pas comme un tiroir dans un meuble après utilisation comme c'est le cas pour les casses de petite taille. Elle est posée en permanence sur un rang, à portée de main du typographe debout, et est constituée de deux parties, deux casseaux : le bas et le haut de casse. L'inclinaison du haut de casse est supérieure à celle du bas afin de rendre plus aisée l'accès aux cassetins les plus éloignés.
 

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Casse française en deux parties, et typographe qui compose debout.

Le plus ancien plan de casse française connu est celui que l'on trouve dans le manuel de Martin Dominique Fertel, imprimeur à Saint-Omer, La Science pratique de l'imprimerie. Il date de 1723. Si cet ouvrage n'est pas le premier à traiter de typographie, il est toutefois le premier manuel français à le faire.

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Casse de Fertel, 1723.

La casse ordinaire, cela se voit au premier coup d'œil, est bien plus complète que la casse parisienne. Elle contient par défaut les petites capitales et nombre de signes dont l'usage est plus ou moins courant, du moins en français. Cette casse de Fertel contient la quasi-totalité des accentuations des voyelles minuscules : accent aigu, accent grave, accent circonflexe, tréma. Ne manquent que le a et le o tréma (pourtant bien utiles en langue allemande), le a rond du suédois et le a ogonek du polonais. Le e ogonek est bien présent (dans le bas de casse, à côté du c cédille). C'est la première mais aussi la dernière casse française à le contenir. Avec cette casse de Fertel, nous sommes au début du 18e siècle, et le s long est encore d'usage courant (il se trouve entre le s court et le f dans le bas de casse). Son usage se perdra au cours du siècle suivant. Les ligatures du f se doublent donc des ligatures du s long : ff, fi, fl, ffi ffl pour le f et ss, si, sl, st, ssi, ssl (la police utilisée pour composer le présent texte ne possède pas de s long) pour le s ; dernière ligature présente: le ct. Petite anomalie dans le positionnement, l'apostrophe est reléguée dans le haut de casse alors qu'elle est très utilisée en français.

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Casse de l'Encyclopédie, 1751.

La casse de l'Encyclopédie diffère beaucoup de celle de Fertel. Apparaissent un certain nombre de signes comme les parenthèses, les crochets carrés, les guillemets, le pied de mouche, l'obèle, le paragraphe, l'astérisque. Aussi, en grandes et petites capitales le Œ et le C cédille, le E accent aigu. Un cassetin vide là où se trouvait le e accent aigu, descendu en bas de casse à une place qu'il aura toujours dans la casse parisienne. Une nouvelle ligature, le s long b ; et le s long t, très utilisé (notamment dans le verbe conjugué est), a droit à deux cassetins superposés. Ces apparitions ne sont pas compensées par des disparitions. Ce qui s'explique par le fait que la casse de l'Encyclopédie possède un haut de casse de sept lignes de cassetins alors que celle de Fertel n'en a que six.

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Casse de l'Encyclopédie élémentaire, Petity, 1767.

La casse de l'Encyclopédie élémentaire de l'abbé de Petity diffère peu de celle de l'Encyclopédie (tout court). Essentiellement par la position de l'astérisque, du pied de mouche et des guillemets qui prennent ici deux cassetins.

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Casse de Castillon, 1783.

La casse de l'Art de l'imprimerie dans sa véritable intelligence, d'Antoine Castillon dispose différemment les lettres j, et J, U tant en petites qu'en grandes capitales. On y voit aussi apparaître les ä et ö, les E accentués en grandes capitales et les versets et répons (R et V barrés en courbe) utilisés dans les textes religieux (on aurait pu imaginer que l'abbé de Petity y aurait songé avant lui).

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Casse de Boulard, 1783.

Peu de choses à dire de cette casse du Manuel de l'imprimeur, de M. S. Boulard (le M. est-il l'initiale d'un prénom ou l'abréviation de monsieur ?), si ce n'est que l'exemplaire d'où provient le plan a été mal encré (voir le x en bas à gauche qui foule le papier sans une trace d'encre). Le k à côté du ffi est bien une minuscule malgré son air de majuscule. L'absence de toutes les voyelles minuscules à accent aigu dans la casse qui a servi à composer ce plan explique sans nul doute les cinq cassetins vierges du haut de casse.

 

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Casse de Momoro, 1793.

Manque de caractères aussi pour ce plan de casse du Traité élémentaire de l'imprimerie d'Antoine-François Momoro. Il n'est pas concevable que l'on puisse réaliser une quelconque composition sans la division (i. e. le trait d'union) ni l'apostrophe. Et si l'on peut le plus souvent se passer du e dans l'a, il est plus difficile – en français – de se passer de l'e dans l'o (œil, cœur, etc.).

 

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Casse de Bertrand-Quinquet, 1798.

La casse du Traité de l'imprimerie, de Bertrand-Quinquet a été imprimée à l'aide du cuivre de Benard réalisé pour l'édition in-4o de l'Encyclopédie. Comment et pourquoi s'est réalisé ce prêt ? nous l'ignorons. Toujours est-il que nous retrouvons ici la même absence de cédille sous le ç (bas de casse, à côté du é) et le même point d'interrogation à l'envers.

 

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Casse de Vinçard, 1806.

La casse de Vinçard pour son Art du typographe, première du 19e siècle, procède à un certain nombre de grands changements. Expulsion totale du s long et de ses ligatures car son usage avait tendance à disparaître, ainsi que des ffi et ffl, ce qui se justifie beaucoup moins. Expulsion également de toutes les minuscules accentuées qui ne sont pas utilisées en français.

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Casse de Gillé, 1817.

Encore très 18e siècle, cette casse du Manuel de l'imprimerie, ouvrage rare et anonyme imprimé par Gillé et vendu par Farge. Elle maintient le s long et toutes les ligatures qui lui sont liées alors – on vient de le voir – que leur usage se perdait.

 

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Casse de Brun, 1825.

La casse du Manuel pratique et abrégé de la typographie française, de Marcellin-Aimé Brun. Elle est la première à offrir une gestion fine des espaces afin de faciliter la justification du texte. On y trouve des cassetins pour les espaces de 1 point, un point et demi et deux points en plus des espaces traditionnelles et des demi-cadratins, cadratins et cadrats. On y voit apparaître les gros points ou points de conduite (sous l'astérisque, ils sont fondus sur demi-cadratin, contrairement aux points ordinaires) qui servent à faciliter la lecture dans les tableaux, les tables des matières et sommaires, etc. On peut regretter en revanche l'absence du ff pourtant bien utile.

 

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Casse de Henri Fournier, 1825.

La casse du Traité de la typographie, de Henri Fournier (aucun lien de parenté avec Fournier le jeune), concurrent direct de Brun dans une course au manuel de typographie. Quelques variantes de positionnement par rapport à son adversaire mais surtout, elle prévoit un emplacement pour les O crénés tant en grandes qu'en petites capitales pour favoriser le rapprochement des E afin de fabriquer des Œ en cas d'absence de cette sorte. C'est la première casse à prévoir un emplacement pour un e et un r supérieurs qui permettent de fabriquer des abréviations du type 1er ou 1re (premier ou première).

 

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Casse d'Audouin de Géronval, 1826.

Aucune particularité à noter avec cette casse du Manuel de l'imprimeur ou traité simplifié de la typographie, de Maurice-Ernest Audouin de Géronval. Le strict nécessaire pour composer tout texte en français. Et rien d'autre.

 

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Casse de Frey, 1828..

Même remarque qu'avec la casse précédente pour celle du Nouveau Manuel complet de typographie, d'Antoine Frey publié chez le même éditeur dans la même collection : les Manuels Roret.

 

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Casse de Lefèvre, ancienne disposition, 1832.

Avec ce plan commence la réflexion de Théotiste Lefèvre – l'un des plus importants et des plus complets typographes du 19e siècle –.au sujet  de la disposition des caractères dans la casse. Il est sans doute le premier à y réfléchir sérieusement, et il publie le résultat de ses réflexions dans son ouvrage Nouvelle Classification de la casse française. La disposition qu'il propose ici est celle pratiquée par le plus grand nombre d'ateliers de l'époque. Elle montre le retour (entre autres détails) des versets et répons. Mais Lefèvre ne trouve pas convaincante cette disposition et va en proposer une autre (voir ci-dessous).

 

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Casse de Lefèvre, nouvelle disposition, 1832..

Cette nouvelle disposition de la casse est donc le résultat de ses travaux et réflexions sur le sujet parus en 1832 dans sa Nouvelle Classification de la casse française. Bien que plus ergonomique et plus apte à accélérer le travail de composition, cette casse ne sera jamais utilisée.

 

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Casse de Lefèvre, nouvelle disposition, 1834.

Parue dans son ouvrage Recueil complet d'impositions, cette casse « nouvelle disposition » de Théotiste Lefèvre propose quelques variantes – après deux années de réflexions supplémentaires – par rapport à sa casse « nouvelle disposition » de 1832.

 

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Casse du dictionnaire des Arts et Manufactures, 1847.

Parue dans le Dictionnaire des Arts et Manufactures, de Laboulaye et Lefebvre, cette casse reprend chou pour chou la disposition de celle de Brun.

 

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Casse de Lefèvre, 1855.

Lefèvre revient une dernière fois sur la casse en 1855 dans son ouvrage majeur, le Guide pratique du compositeur. Il ne cherche plus à imposer la nouvelle disposition qu'il a imaginée. Il le regrette et le dit dans la note liée au plan de casse « traditionnel » qu'il propose.

 

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Casse de Boildieu, pour l'Imprimerie nationale, 1878.

Boildieu et fils est un fabricant de matériel pour la fonderie, la typographie et la reliure. Son catalogue de 1878 proposait plusieurs modèles de casse, dont celui-ci, spécialement conçu pour l'Imprimerie nationale qui a toujours cultivé jalousement sa différence (elle a ses propres graveurs, ses propres fondeurs, ses propres typographes – « ordinaires » et orientalistes – sa propre unité de mesure, le point IN, et bien sûr sa propre disposition de casse).

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Casse de Boildieu, 1878.

La casse de Boildieu et fils pour les autres imprimeurs. Elle permet de composer tout texte en français, mais rien qu'en français. Aucune incartade possible vers les langues étrangères possédant d'autres accentuations. Toutefois, elle possède six cassetins vides dans lesquels le typo peut mettre ce que bon lui semble.

 

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Casse de Daupeley-Gouverneur, 1880.

Gustave Daupeley-Gouverneur nous propose cette casse dans son manuel Le Compositeur et le Correcteurs typographes. Outre un plus grand nombre de lettres supérieures (si t d m l o e r) que les deux (e r) que nous avons vu auparavant, elle intègre le =, les crochets carrés [ ] et la barre de fraction /. Il est regrettable qu'il lui manque le plus + sans lequel on ne peut pas composer des formules arithmétiques simples. Elle est la première casse à proposer des cassetins partagés par deux signes différents.

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Casse de Jouvin, 1887.

Intéressante, cette casse que Jules Jouvin proposée dans son Manuel à l'usage des élèves compositeurs de l'Imprimerie nationale. Casse IN, donc, mais qui présente deux séries de chiffres arabes : les chiffres en capitales (qu'il appelle gros chiffres) et les chiffres bas de casse, à leur emplacement habituel. Cette casse offre aussi une belle collection de lettres supérieures (c e f n o r s t), et un bon nombre de grandes et de petites capitales accentuées et – raffinement des raffinements – une apostrophe spéciale pour les petites capitales. On notera au passage la différence de nom des deux casseaux qui la composent « deuxième partie » pour le haut de casse et « première partie » pour le bas de casse.

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Casse de Deberny, 1904.

La casse du catalogue 1904 de la fonderie Deberny. Elle est bien remplie (fondeur oblige), nul cassetin n'est laissé vide. Quelques lettres supérieures (l t r o e m s), et le retour des versets et répons.

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Casse de Barrière, 1923.

Cette casse tirée du Livret du typographe et de l'imprimeur de L. Barrière (avec la collaboration de L. Bothy) permet de conclure deux siècles exactement de grandes casses en deux casseaux. Elle est la copie fidèle de la casse Deberny de 1904.

Tous les plans de casses que l'on vient de voir ici sont extraits de manuels ou de catalogues de matériel typographique (cités pour la plupart). Ils ont été imprimés en taille-douce ou en typographie avec parfois un apport de bois gravé. Cette nomenclature ne prétend pas à l'exhaustivité mais tente de l'atteindre. Un peu par souci de complétude (et de jeu) mais surtout pour démontrer, si besoin est, que la disposition d'une casse de composition n'a jamais été fixée de façon définitive et qu'elle est susceptible de variations d'un typographe (ou d'un atelier) à un autre.

{à suivre}

Published on 23/02/2018 @ 12:31  - none comment - none comment - View ? Add yours ?   Preview   Print...   Top
New year then new wishes  -  by cls

2018, une de plus

« Nouvelle année, nouveaux vœux, nouvelle carte. Routine ? » affirmait-on ici voici un an. Rien n'a changé, du moins dans la pratique fornacienne.

Cette nouvelle carte parle d'une SDF. Enfin... d'une SDF un peu particulière. À vous de juger.

Euh, et que vos souhaits se réalisent... ça ne mange pas de pain de le dire et si ils se réalisent vraiment, j'aurai la stature du prophète !

Published on 03/01/2018 @ 13:25  - none comment - none comment - View ? Add yours ?   Preview   Print...   Top
Type case [1]  -  by cls

La Rentrée des casses
feuilleton à durée indéterminée...

RentreeDesCasses.jpg

Chapitre 1
La casse parisienne
fr.png

La casse — tous les lecteurs de ce site savent cela, mais répétons-le pour les autres — est le tiroir plat plein de compartiments (les cassetins) dans lequel les typographes à l'ancienne rangent leurs caractères de plomb. De toutes les casses typographiques, la casse parisienne est aujourd'hui la plus répandue en France (si tant est qu'aujourd'hui la typographie au plomb et son matériel le soient encore). Dans sa disposition, elle connaît deux variantes majeures de rangement des petites lettres supérieures, et quelques cassetins à l'emploi plus ou moins indéterminé dans lesquels le typo range les choses à sa sauce...

Tout évolue d'année en année, et la disposition des plans de casses des années 1970 — années où se figèrent les usages typographiques « plomb » par la grâce des principaux acteurs de la discipline (fondeurs, imprimeurs typo) qui disparurent peu ou prou en même temps — fut précédée de quelques autres qui n'étaient pas en tous points identiques à elle.

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Casse parisienne de Jouvin, 1887.

Comme on peut le constater, les lettres supérieures servant à réaliser les abréviations sont rangées dans l'ordre oerstiml. Les deux familles opposées et concurrentes, les eilmorst et les roselmit ne sont pas encore apparues. Le j est bien encore un bas de casse et les crochets carrés occupent un cassetin qui deviendra un fourre-tout ou un cassetin du diable plus tard.

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Casse parisienne de Huard, 1892.

L'ami Huard nous gâte. Avec son aeilmnorstv il ajoute au nombre habituel des supérieures typographiques ordinaires anv. Le j est devenu un haut de casse, et il le restera. On s'étonne de la position non conventionnelle du ù, plus généralement voisin immédiat du è. Disparition du ffl.

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Casse parisienne Deberny, 1904.

Première manifestation de la famille eilmorst dans cette casse Deberny (sans Peignot) de 1904. Disparition du ffi et du ffl. Apparition de l'astérisque.

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Casse parisienne Degaast et Frot, 1934.

Un individu dissident que cet eroilmst de la casse Degaast et Frot. Il n'aura pas de descendance. Les crochets carrés font leur réapparition. Les ffi et ffl confirment leur disparition.

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Casse parisienne de Paquet, 1976.

Un membre de la famille des roselmit (enfin !) que cette casse de Paquet. C'est écrit petit, c'est vrai, mais c'est bien une roselmit. Aucune apparition ou disparition notable. Trois emplacements pour les cassetins du diable. C'est l'ordre de cette casse que le signataire de ces lignes a choisi de respecter, à la différence majeure près qu'il est de la famille des eilmorst et aux différences mineures près qu'il use des deux cassetins à la droite du ù pour les ffi et ffl, et qu'il intervertit wk en kw pour des raisons mnémotechniques liées à son apprentissage de l'électricité.

Les noms donnés à ces casses sont les noms des auteurs de manuels ou des spécimens de caractères dans lesquels ces plans ont été initialement publiés.

{à suivre}

Published on 22/12/2017 @ 14:45  - none comment - none comment - View ? Add yours ?   Preview   Print...   Top
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