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est un éditeur artisan établi en Champagne (dans le petit village de Bannes)
qui a aussi eu pendant 26 ans un atelier en Île de France (dans le petit village de Paris),
mais ne l'a plus.
L'atelier de Bannes.
Dans un atelier comme celui de Fornax, ou d’un autre du même type — ou pas du même type — disons… un atelier qui sert à fabriquer des livres, petits ou gros, ne se trouvent pas que des machines, petites ou grosses, qui servent à imprimer ou à brocher. Se trouvent également des outils, petits ou gros, qui servent à vérifier le travail en cours de réalisation. Des outils de contrôle pour voir si qu’on a bien fait ou si qu’on s’a gouré grave.
Aujourd’hui on va s’intéresser à un outil petit, pas gros, qu’on peut laisser traîner sur un marbre, ou sur une table à proximité d’une machine à imprimer, ou qu’on peut avoir dans sa poche, histoire d’être toujours prêt à s’en servir : le compte-fils. Invariable, le compte-fils. Si on en a plusieurs on a des compte-fils. Avec un trait d’union entre le compte et les fils. Parce que ça sert à compter les fils, un compte-fils. Heu, qu’on ne se méprenne pas : ça ne sert pas à compter les fils des familles nombreuses qui n’ont presque pas de filles, non ! Ça sert à compter les fils de chaîne et de trame d’un tissu. Parfait, mais en quoi a-t-on besoin de compter des fils de trame ou de chaîne quand on fabrique un livre ? On est en droit de se poser copieusement la question. Pour savoir si les chiffons utilisés pour nettoyer les machines à imprimer sont de bon aloi ? Non, bien sûr ! Les compte-fils ont été initialement inventés à l’usage des gens qui fabriquent des tissus et, comme c’étaient des outils malins et pratiques, ils ont été détournés de leur usage premier par les gens qui fabriquent de l’imprimé… Pas bêtes, les gens qui fabriquent de l’imprimé.
Comment ça marche, un compte-fils ? Est-ce que ça a besoin de l’électricité ? Est-ce que ça possède une batterie qu’il faut recharger ? Est-ce que c’est compliqué à utiliser ? Non. Un compte-fils est essentiellement une loupe constituée d’une seule lentille montée sur un support qui la place à sa distance focale quand on la pose sur un support à observer. Pas besoin de réglage. Il suffit de bien orienter le compte-fils quand on le pose pour qu’il reçoive de la lumière. On voit tout de suite plus gros quand on regarde à travers, c’est tout. En imprimerie, ça peut servir à plein de choses : à vérifier qu’on n’a pas mis trop d’encre ou pas assez, à vérifier que les différentes couleurs sont bien repérées entre elles, à vérifier la pression d’un élément imprimant sur le papier, à tenter de savoir dans quel procédé d’impression tel ou tel document a été fabriqué… et toutes ces sortes de choses. Est-ce qu’un compte-fils est indispensable pour toute personne qui décide de salir du papier avec de l’encre en utilisant une technique mécanique quelconque pour le faire ? Non. Mais il n’est pas inutile d’en avoir au moins un sous la main pour se rendre compte de plus près de la qualité — ou des défauts — de son travail.
Quelques exemples de compte-fils :

Le premier compte-fils de CLS, mis à la retraite après 30 années de bons et loyaux services, et retrouvé voici peu.

Est-il mécontent qu’on l’ait sorti du tiroir où il passait, dans l’obscurité, sa retraite heureuse, toujours est-il qu’il tourne le dos à son successeur encore dans la force de sa jeunesse.

Pour garder sa fraîcheur et sa clarté de vue, le remplaçant s’est replié et s’est doté d’une petite pochette de cuir qui lui permet d’être à l’abri de toute agression extérieure quand il se déplace dans la poche d’un pantalon humain.

Et hop ! dans la pochette, tel un escargot dans sa coquille ou une tortue dans sa carapace.

L’utilisation première du compte-fils : compter les fils d’un tissu.

L’utilisation en imprimerie. Il est posé sur un document à examiner, sa partie ouverte bien orientée vers la lumière.

L’œil humain s’approche de la loupe…

À bonne distance, le texte examiné est grossi et net, si notre compte-fils est devenu flou pour l’observateur.

Il n’y a pas que les fabricants de tissus ou les imprimeurs qui peuvent se servir d’un compte-fils, les photographes aussi, pour examiner de près le grain d’un négatif ou celui d’une épreuve argentique… Ce compte-fils, tout de plastique fabriqué, publicitaire, non pliable, ne peut pas être mis dans la poche. Il doit rester dans l’atelier ou le labo.

Un magnifique compte-fils ancien, cylindrique, tout en métal. Quand il se présente ainsi à la vue, il ressemble un peu à un taille-crayon. Mais il cache bien son jeu…

Le cylindre extérieur ôté, le compte fil proprement dit apparaît, ajouré pour laisser la lumière arriver jusqu’à la partie du document à observer. Mais il n’a pas encore révélé tous ses secrets…

Un petit obturateur protège la lentille de verre afin que nulle poussière ne vienne la salir. Une petite manette permet de le basculer…

La lentille est libérée, on peut observer en approchant l’œil…
P.-S. : Pour en savoir plus →le Compendium.
Dans un atelier comme celui de Fornax, ou d’un autre du même type — ou pas du même type — disons… un atelier qui sert à fabriquer des livres, petits ou gros, ne se trouvent pas que des machines, petites ou grosses, qui servent à imprimer ou à brocher. Se trouvent également des outils, petits ou gros, qui servent à vérifier le travail en cours de réalisation. Des outils de contrôle pour voir si qu’on a bien fait ou si qu’on s’a gouré grave.
Aujourd’hui on va s’intéresser à un outil petit, pas gros, qu’on peut laisser traîner sur un marbre, ou sur une table à proximité d’une machine à imprimer, ou qu’on peut avoir dans sa poche, histoire d’être toujours prêt à s’en servir : le compte-fils. Invariable, le compte-fils. Si on en a plusieurs on a des compte-fils. Avec un trait d’union entre le compte et les fils. Parce que ça sert à compter les fils, un compte-fils. Heu, qu’on ne se méprenne pas : ça ne sert pas à compter les fils des familles nombreuses qui n’ont presque pas de filles, non ! Ça sert à compter les fils de chaîne et de trame d’un tissu. Parfait, mais en quoi a-t-on besoin de compter des fils de trame ou de chaîne quand on fabrique un livre ? On est en droit de se poser copieusement la question. Pour savoir si les chiffons utilisés pour nettoyer les machines à imprimer sont de bon aloi ? Non, bien sûr ! Les compte-fils ont été initialement inventés à l’usage des gens qui fabriquent des tissus et, comme c’étaient des outils malins et pratiques, ils ont été détournés de leur usage premier par les gens qui fabriquent de l’imprimé… Pas bêtes, les gens qui fabriquent de l’imprimé.
Comment ça marche, un compte-fils ? Est-ce que ça a besoin de l’électricité ? Est-ce que ça possède une batterie qu’il faut recharger ? Est-ce que c’est compliqué à utiliser ? Non. Un compte-fils est essentiellement une loupe constituée d’une seule lentille montée sur un support qui la place à sa distance focale quand on la pose sur un support à observer. Pas besoin de réglage. Il suffit de bien orienter le compte-fils quand on le pose pour qu’il reçoive de la lumière. On voit tout de suite plus gros quand on regarde à travers, c’est tout. En imprimerie, ça peut servir à plein de choses : à vérifier qu’on n’a pas mis trop d’encre ou pas assez, à vérifier que les différentes couleurs sont bien repérées entre elles, à vérifier la pression d’un élément imprimant sur le papier, à tenter de savoir dans quel procédé d’impression tel ou tel document a été fabriqué… et toutes ces sortes de choses. Est-ce qu’un compte-fils est indispensable pour toute personne qui décide de salir du papier avec de l’encre en utilisant une technique mécanique quelconque pour le faire ? Non. Mais il n’est pas inutile d’en avoir au moins un sous la main pour se rendre compte de plus près de la qualité — ou des défauts — de son travail.
Quelques exemples de compte-fils :

Le premier compte-fils de CLS, mis à la retraite après 30 années de bons et loyaux services, et retrouvé voici peu.

Est-il mécontent qu’on l’ait sorti du tiroir où il passait, dans l’obscurité, sa retraite heureuse, toujours est-il qu’il tourne le dos à son successeur encore dans la force de sa jeunesse.

Pour garder sa fraîcheur et sa clarté de vue, le remplaçant s’est replié et s’est doté d’une petite pochette de cuir qui lui permet d’être à l’abri de toute agression extérieure quand il se déplace dans la poche d’un pantalon humain.

Et hop ! dans la pochette, tel un escargot dans sa coquille ou une tortue dans sa carapace.

L’utilisation première du compte-fils : compter les fils d’un tissu.

L’utilisation en imprimerie. Il est posé sur un document à examiner, sa partie ouverte bien orientée vers la lumière.

L’œil humain s’approche de la loupe…

À bonne distance, le texte examiné est grossi et net, si notre compte-fils est devenu flou pour l’observateur.

Il n’y a pas que les fabricants de tissus ou les imprimeurs qui peuvent se servir d’un compte-fils, les photographes aussi, pour examiner de près le grain d’un négatif ou celui d’une épreuve argentique… Ce compte-fils, tout de plastique fabriqué, publicitaire, non pliable, ne peut pas être mis dans la poche. Il doit rester dans l’atelier ou le labo.

Un magnifique compte-fils ancien, cylindrique, tout en métal. Quand il se présente ainsi à la vue, il ressemble un peu à un taille-crayon. Mais il cache bien son jeu…

Le cylindre extérieur ôté, le compte fil proprement dit apparaît, ajouré pour laisser la lumière arriver jusqu’à la partie du document à observer. Mais il n’a pas encore révélé tous ses secrets…

Un petit obturateur protège la lentille de verre afin que nulle poussière ne vienne la salir. Une petite manette permet de le basculer…

La lentille est libérée, on peut observer en approchant l’œil…
P.-S. : Pour en savoir plus →le Compendium.
Parfois, pas toujours, car il arrive que des parfois soient plus fréquents que certains autres parfois qui sont beaucoup plus rares ; parfois donc il arrive qu’en tentant l’approche d’un sujet, on s’en éloigne. Si, si, ça arrive ! On croit le cerner mais on s’en éloigne alors qu’on veut l’étudier de près. D’aucuns, chafouins et critiques (je les sens venir avec leurs gros godillots), vont me rétorquer que pour cerner quoi que ce soit — un sujet ou tout autre artéfact — il faut être plusieurs, des plusieurs bien armés de toutes leurs cultures intellectuelles, biologiques ou polluantes afin que, se voyant cerné de toutes parts, le sujet (ou l’artéfact) se rende bon gré mal gré parce qu’il sait qu’il n’a plus aucune échappatoire. Vaincu, il lui arrive même de se déshabiller tout seul sans qu’on lui demande afin qu’on l’étudie in naturalibus. Ce n’est pas faux, le coup du plusieurs, mais si le sujet est minuscule, on peut le circonvenir tout seul avec ses deux bras en rond. C’est ce que je m’apprête à faire car mon sujet n’est pas bien gros… quoique… enfin on verra.
Le congre. Est-ce congru de parler du congre ? A-t-on le droit de faire état de la congruence du congre ? Non, bien sûr ! La congruence ne s’applique pas au singulier mais au pluriel. Oublions donc l’individualisme forcené et venons-en aux congres. Déjà, on se sent plus à l’aise. On n’est plus tout seul. On n’est plus isolé. E pluribus unum comme disent les insulaires de l’autre côté de l’Atlantique. On va dans la bonne direction. Laquelle ? Peu importe. C’est forcément la bonne puisque c’est celle qu’on suit.
Le premier savant ayant sérieusement étudié les congres n’était pas naturaliste, non madame. Pas plus qu’il n’était anthropologue, non mademoiselle. Et encore moins halieuticien, non monsieur. Il était typographe et graphiste ce qui, avouons-le, a nettement plus de classe, scientifiquement parlant. L’ouvrage majeur de ce grand et modeste érudit s’intitule Le Guide typographique exemplaire.

La couverture du précieux Guide.
La modestie de ce grand savant se manifeste de manière évidente puisqu’il ne nous révèle pas son nom. Il va falloir chercher dans un autre ouvrage pour tenter de le découvrir.

La couverture de la Célébration de la lettre.
Et, nouvelle preuve de sa modestie, s’il en est encore besoin de l’affirmer, ce nom ne se trouve pas encore sur la couverture du second ouvrage cité par le premier. C’est seulement sur la page de titre qu’il est nous est enfin révélé : Raymond Gid.

La page de titre de la Célébration de la lettre.
Raymond Gid était un personnage si tant impressionnant pour le quasi débutant que j’étais que j’ai hésité à lui demander (voici fort fort longtemps) de postfacer un ouvrage que j’avais en cours. J’ai eu le bonheur de le voir accéder à ma requête.

La page de titre du Songe d’un typophile.

Titre de la postface.

La postface de Raymond Gid.
Mais revenons-en au Guide typographique exemplaire. C’est dans les pages de cet indispensable ouvrage que l’on trouve la première étude sérieuse sur les Congres. On y apprend qu’ils évoluent dans une société monarchique et que le roi des Congres vit avec sa cour (la cour des Congres) dans un palais fastueux, le palais des Congres.

Double page de l'étude sur les Congres.
En marge de ce palais a été construit un centre qui abrite toutes les manifestations artistiques et culturelles du royaume.

Le célèbre Centre de Congres.
Un centre fort apprécié par les touristes de tous les pays avoisinants, attirés par l’énergie des forces vives du royaume. De plus, tout a été fait pour favoriser le confort de ces visiteurs choyés, ainsi qu’on peut le voir sur ce document tiré d’une brochure de l’Office de tourisme congréen.

Vers le parking du Centre des Congres.
Parmi les forces vives évoquées, les plus vives et les plus littéraires, se sont regroupées pour pratiquer en commun le rite congru de la poésie. Périodiquement, ils abreuvent le peuple vulgaire des belles productions ébulliformes de leur art consommé sans aucune modération. Leur but — avouvable entre tous — est de hausser le vulgaire dont ils ont pitié (sans jamais accepter de l’avouer car un but secret et inavoué est beaucoup plus facile à atteindre) au rang de lecteur voyant, voire, dans les meilleurs cas, de proto-poète.
La revue où les poètes congrus distillent leur élixir de vie s’intitule tout simplement Congre, du nom du beau pays qui les a vu naître. Elle se dote pour l’instant de deux forts et copieux volumes. Le troisième est sous presse. Car pour un Congre congru le sacerdoce ne peut se terminer tant que l’ensemble des vulgaires n’a pas été haussé…

Les deux volumes de poésie congrue.
J’ai la grande joie maintenant de vous partager les tentatives de reconstitution des jacquettocouvertures des deux numéros parus.

Congre 1, jacquettocouverture.

Congre 2, jacquettocouverture.

Plénipotentiaire pris sur le vif.
… Ainsi que le portrait pris sur le vif, par l’un de nos reporters-photographes, du ministre congru et plénipotentiaire chargé des relations avec les républiques limitrophes, ici en visite auprès des représentants de la commune libre du Fourneau bannat.
P.-S. : On peut tenter de s'approcher des Congres en se rendant à cette adresse : Congre. (Mais surtout ne le répétez à personne, je vous dis ça sous le sceau du secret.)
Parfois, pas toujours, car il arrive que des parfois soient plus fréquents que certains autres parfois qui sont beaucoup plus rares ; parfois donc il arrive qu’en tentant l’approche d’un sujet, on s’en éloigne. Si, si, ça arrive ! On croit le cerner mais on s’en éloigne alors qu’on veut l’étudier de près. D’aucuns, chafouins et critiques (je les sens venir avec leurs gros godillots), vont me rétorquer que pour cerner quoi que ce soit — un sujet ou tout autre artéfact — il faut être plusieurs, des plusieurs bien armés de toutes leurs cultures intellectuelles, biologiques ou polluantes afin que, se voyant cerné de toutes parts, le sujet (ou l’artéfact) se rende bon gré mal gré parce qu’il sait qu’il n’a plus aucune échappatoire. Vaincu, il lui arrive même de se déshabiller tout seul sans qu’on lui demande afin qu’on l’étudie in naturalibus. Ce n’est pas faux, le coup du plusieurs, mais si le sujet est minuscule, on peut le circonvenir tout seul avec ses deux bras en rond. C’est ce que je m’apprête à faire car mon sujet n’est pas bien gros… quoique… enfin on verra.
Le congre. Est-ce congru de parler du congre ? A-t-on le droit de faire état de la congruence du congre ? Non, bien sûr ! La congruence ne s’applique pas au singulier mais au pluriel. Oublions donc l’individualisme forcené et venons-en aux congres. Déjà, on se sent plus à l’aise. On n’est plus tout seul. On n’est plus isolé. E pluribus unum comme disent les insulaires de l’autre côté de l’Atlantique. On va dans la bonne direction. Laquelle ? Peu importe. C’est forcément la bonne puisque c’est celle qu’on suit.
Le premier savant ayant sérieusement étudié les congres n’était pas naturaliste, non madame. Pas plus qu’il n’était anthropologue, non mademoiselle. Et encore moins halieuticien, non monsieur. Il était typographe et graphiste ce qui, avouons-le, a nettement plus de classe, scientifiquement parlant. L’ouvrage majeur de ce grand et modeste érudit s’intitule Le Guide typographique exemplaire.

La couverture du précieux Guide.
La modestie de ce grand savant se manifeste de manière évidente puisqu’il ne nous révèle pas son nom. Il va falloir chercher dans un autre ouvrage pour tenter de le découvrir.

La couverture de la Célébration de la lettre.
Et, nouvelle preuve de sa modestie, s’il en est encore besoin de l’affirmer, ce nom ne se trouve pas encore sur la couverture du second ouvrage cité par le premier. C’est seulement sur la page de titre qu’il est nous est enfin révélé : Raymond Gid.

La page de titre de la Célébration de la lettre.
Raymond Gid était un personnage si tant impressionnant pour le quasi débutant que j’étais que j’ai hésité à lui demander (voici fort fort longtemps) de postfacer un ouvrage que j’avais en cours. J’ai eu le bonheur de le voir accéder à ma requête.

La page de titre du Songe d’un typophile.

Titre de la postface.

La postface de Raymond Gid.
Mais revenons-en au Guide typographique exemplaire. C’est dans les pages de cet indispensable ouvrage que l’on trouve la première étude sérieuse sur les Congres. On y apprend qu’ils évoluent dans une société monarchique et que le roi des Congres vit avec sa cour (la cour des Congres) dans un palais fastueux, le palais des Congres.

Double page de l'étude sur les Congres.
En marge de ce palais a été construit un centre qui abrite toutes les manifestations artistiques et culturelles du royaume.

Le célèbre Centre de Congres.
Un centre fort apprécié par les touristes de tous les pays avoisinants, attirés par l’énergie des forces vives du royaume. De plus, tout a été fait pour favoriser le confort de ces visiteurs choyés, ainsi qu’on peut le voir sur ce document tiré d’une brochure de l’Office de tourisme congréen.

Vers le parking du Centre des Congres.
Parmi les forces vives évoquées, les plus vives et les plus littéraires, se sont regroupées pour pratiquer en commun le rite congru de la poésie. Périodiquement, ils abreuvent le peuple vulgaire des belles productions ébulliformes de leur art consommé sans aucune modération. Leur but — avouvable entre tous — est de hausser le vulgaire dont ils ont pitié (sans jamais accepter de l’avouer car un but secret et inavoué est beaucoup plus facile à atteindre) au rang de lecteur voyant, voire, dans les meilleurs cas, de proto-poète.
La revue où les poètes congrus distillent leur élixir de vie s’intitule tout simplement Congre, du nom du beau pays qui les a vu naître. Elle se dote pour l’instant de deux forts et copieux volumes. Le troisième est sous presse. Car pour un Congre congru le sacerdoce ne peut se terminer tant que l’ensemble des vulgaires n’a pas été haussé…

Les deux volumes de poésie congrue.
J’ai la grande joie maintenant de vous partager les tentatives de reconstitution des jacquettocouvertures des deux numéros parus.

Congre 1, jacquettocouverture.

Congre 2, jacquettocouverture.

Plénipotentiaire pris sur le vif.
… Ainsi que le portrait pris sur le vif, par l’un de nos reporters-photographes, du ministre congru et plénipotentiaire chargé des relations avec les républiques limitrophes, ici en visite auprès des représentants de la commune libre du Fourneau bannat.
P.-S. : On peut tenter de s'approcher des Congres en se rendant à cette adresse : Congre. (Mais surtout ne le répétez à personne, je vous dis ça sous le sceau du secret.)
L’homme au coin
10 pages,
format 8,5 x 8,5 cm.
tirage à environ 30 exemplaires en typographie au plomb.
Thomas Braun
des fromages
8 pages,
format 11,2 x 9 cm.
tirage à 131 exemplaires en typographie.
CLS
Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
Marie-Rose de France
26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.
... pour ceux qui auraient la flemme de chercher.
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