En passant :  Il pleut comme vague qui glisse.  Soulignac
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Fornax éditeur

est un éditeur artisan établi en Champagne (dans le petit village de Bannes)
qui a aussi eu pendant 26 ans un atelier en Île de France (dans le petit village de Paris),
mais ne l'a plus.

 
L'atelier de Bannes
L'atelier de Bannes

L'atelier de Bannes.

 

 Fornax n'édite que de la littérature – illustrée ou non d'estampes – suivant les goûts et humeurs de Christian Laucou qui préside à ses destinées. Ceux-ci le portent (sans exclusive) vers la littérature contemporaine et celle qu'il appelle « de l'entre deux guerres » (comprendre entre 1870 et 1914).

 Christian Laucou, typographe traditionnel au plomb et imprimeur, conçoit tous les livres de Fornax et en imprime la quasi totalité. Il est aussi imprimeur à façon en typographie et pédagogue. On trouvera toutes les informations au sujet de ces deux activités sur son site professionnel : cls-typo.

 Plumitif discret, il lui arrive aussi de commettre de la littérature ; il prend alors le nom de Christian Soulignac ou signe CLS afin de séparer l'activité littéraire de l'activité éditoriale. Il tient plus ou moins régulièrement un blog orienté typographie, principalement la « typo des rues ». On en trouve les derniers billets ci-dessous.

Les 2 derniers billets
La cuisine au Fourneau  -  par cls

Ben ça, alors !

C'est l'exclamation que de vieux aficionados du Fourneau-Fornax pourraient pousser en apprenant la nature de notre dernière publication. En effet, la vieille collection « La cuisine au Fourneau » vient de s'augmenter d'un nouveau volume. Le numéro 5. Sur les fromages...

Petit retour en arrière pour rafraîchir les mémoires. Il fut un temps où le Fourneau recevait des manuscrits de recettes du cuisine. Leurs auteurs – ou leurs autrices – ne s'étant fié qu'au nom de la petite maison d'édition sans chercher à savoir ce qu'elle publiait. Le manuscrit était renvoyé, ou pas, et voila tout, c'en était fini avec la méprise. Mais l'idée d'utiliser cette méprise pour en faire quelque chose germa dans la cervelle point encore trop gâtée de l'éditeur-typographe. L'occasion fut trouvée en 1993 grâce à feu Jean-Jaques Lefrère qui lui proposa un texticulet de Laurent Tailhade, bon vivant s'il en fut : Salade toulousaine. La collection « La cuisine au Fourneau » était née. Il ne fallait toutefois pas que cette nouvelle collection envahisse le terrain fournaldien ; décision fut donc prise de ne l'augmenter d'un volume que tous les trois ans, délai qu'il sembla raisonnable de choisir pour ne pas devenir un éditeur culinaire ; aussi de ne choisir que des auteurs littéraires. En 1996 parut l'Éloge de l'échalote de Parick Boman, écrivain voyageur et gourmand ; puis ce fut le tour de l'Avocat borgne, un cocktail explosif retrouvé en 1999 par Gérard Bialestowski, grand auteur de comptines par devant l'éternel ; et enfin, en 2002, un improbable dessert, l'Arsimplaucoulis, excellemment mis en contexte par Éric Dussert et illustré de deux poèmes inédits par Valérie Rouzeau. Et puis, et puis... plus rien ! La collection était en panne. Elle devait constituer un repas complet : un cocktail en apéritif, une salade en entrée, un condiment pour le plat principal, un dessert... mais il manquait encore les fromages, et le plat principal. Le temps passa et le retard s'accumula... 2005... 2008... 2011... 2014... 2017... 2020 (les restaurants étaient tous fermés et les cuisiniers au chômage)... 2023... Enfin 2025 vint qui apporta le salut en la personne de Jean-Paul Goujon, grand hédoniste & grand érudit, qui proposa de combler l'un des deux vides avec les fromages, une vraie bénédiction. Merci à lui. Qu'il soit béni à son tour à l'aide d'eau de Roquefort suintant d'un Vieux Lille en guise de goupillon.

BenedictionFromages.jpg

Cette Bénédiction des fromages est un poème issu du recueil le Livre des bénédictions, paru en 1900. Son auteur, Thomas Braun (1876-1961), était Belge, poète, avocat et fervent catholique. Ce qui ne l'empêcha point d'apprécier le lait fermenté et les odeurs fortes. Un autre grand merci à lui.

Il ne manque plus à la collection pour se terminer que le plat principal qui devra obligatoirement être décrit par un écrivain et contenir de l'échalote. Alors pourra se dérouler le repas avec tous les ingrédients de la collection, initialement prévu en 2008. Mais le temps, qu'est-ce que le temps, alors qu'on est encore en vie et qu'on peut mâcher la nourriture à pleines dents...

Ben ça, alors !

C'est l'exclamation que de vieux aficionados du Fourneau-Fornax pourraient pousser en apprenant la nature de notre dernière publication. En effet, la vieille collection « La cuisine au Fourneau » vient de s'augmenter d'un nouveau volume. Le numéro 5. Sur les fromages...

Petit retour en arrière pour rafraîchir les mémoires. Il fut un temps où le Fourneau recevait des manuscrits de recettes du cuisine. Leurs auteurs – ou leurs autrices – ne s'étant fié qu'au nom de la petite maison d'édition sans chercher à savoir ce qu'elle publiait. Le manuscrit était renvoyé, ou pas, et voila tout, c'en était fini avec la méprise. Mais l'idée d'utiliser cette méprise pour en faire quelque chose germa dans la cervelle point encore trop gâtée de l'éditeur-typographe. L'occasion fut trouvée en 1993 grâce à feu Jean-Jaques Lefrère qui lui proposa un texticulet de Laurent Tailhade, bon vivant s'il en fut : Salade toulousaine. La collection « La cuisine au Fourneau » était née. Il ne fallait toutefois pas que cette nouvelle collection envahisse le terrain fournaldien ; décision fut donc prise de ne l'augmenter d'un volume que tous les trois ans, délai qu'il sembla raisonnable de choisir pour ne pas devenir un éditeur culinaire ; aussi de ne choisir que des auteurs littéraires. En 1996 parut l'Éloge de l'échalote de Parick Boman, écrivain voyageur et gourmand ; puis ce fut le tour de l'Avocat borgne, un cocktail explosif retrouvé en 1999 par Gérard Bialestowski, grand auteur de comptines par devant l'éternel ; et enfin, en 2002, un improbable dessert, l'Arsimplaucoulis, excellemment mis en contexte par Éric Dussert et illustré de deux poèmes inédits par Valérie Rouzeau. Et puis, et puis... plus rien ! La collection était en panne. Elle devait constituer un repas complet : un cocktail en apéritif, une salade en entrée, un condiment pour le plat principal, un dessert... mais il manquait encore les fromages, et le plat principal. Le temps passa et le retard s'accumula... 2005... 2008... 2011... 2014... 2017... 2020 (les restaurants étaient tous fermés et les cuisiniers au chômage)... 2023... Enfin 2025 vint qui apporta le salut en la personne de Jean-Paul Goujon, grand hédoniste & grand érudit, qui proposa de combler l'un des deux vides avec les fromages, une vraie bénédiction. Merci à lui. Qu'il soit béni à son tour à l'aide d'eau de Roquefort suintant d'un Vieux Lille en guise de goupillon.

BenedictionFromages.jpg

Cette Bénédiction des fromages est un poème issu du recueil le Livre des bénédictions, paru en 1900. Son auteur, Thomas Braun (1876-1961), était Belge, poète, avocat et fervent catholique. Ce qui ne l'empêcha point d'apprécier le lait fermenté et les odeurs fortes. Un autre grand merci à lui.

Il ne manque plus à la collection pour se terminer que le plat principal qui devra obligatoirement être décrit par un écrivain et contenir de l'échalote. Alors pourra se dérouler le repas avec tous les ingrédients de la collection, initialement prévu en 2008. Mais le temps, qu'est-ce que le temps, alors qu'on est encore en vie et qu'on peut mâcher la nourriture à pleines dents...

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Publié le 12/03/2025 @ 15:03  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
Quelques mots et une carte  -  par cls

Sur l'année écoulée... et en plus, une carte

On ne peut que le constater en consultant le catalogue général de Fornax, l'année 2024 n'a pas été très prolifique en nouvelles publications. Une carte de vœux et rien d'autre. Mais à cela, il y a une raison, bonne et incontestable. Elle se trouve en filigrane dans le billet juste sous celui-ci : la fin de l'atelier parisien et, en conséquence, son déménagement. C'est dans des moments comme celui-là que l'on se dit qu'il vaut mieux être écrivain (ou écrivant, ou écriveur) que typographe au plomb. Quelques feuilles A4 et un crayon à papier ou un feutre ou un stylo à bille si l'on est technophobe, ou bien une machine à écrire si l'on se veut old fashion, ou encore un ordurateur portable si l'on accepte d'être contemporain... et emballé, c'est pesé ! Ça prend trois minutes et c'est fini. Bien sûr, si l'écriveur (ou l'écriveuse, on n'est pas sexiste) qu'on se veut être est doté d'une bibliothèque imposante composée de vrais livres fabriqués avec du vrai papier, la donne change... mais pour les technophiles, avec la numérisation à outrance, le problème est résolu à l'aide d'un petit disque dur ou d'une clé USB. Youp là ! Toutefois, lorsqu'on réalise des livres avec du plomb, non pas parce qu'on n'a que ce moyen-là pour les faire et que c'est une contrainte, mais parce que ce choix est une volonté expresse, parce qu'on veut avoir le plaisir incomparable de maîtriser la naissance de l'objet-livre du début jusqu'à la fin, un objet non seulement porteur de sens mais aussi dégageant de la sensualité par son toucher, par sa vue, par son odeur, par le son de ses pages tournées, on accepte que la légèreté et la fragilité de la chose créée soit compensée par la lourdeur du matériel qui l'a fait naître. Et l'on accepte sa peine dès qu'il s'agit de le déplacer, et l'on accepte le temps pris pour tout réorganiser, ailleurs.

Le peu de publication de l'année 2024 ne s'explique donc pas par de la paresse ou de la nonchalance, ni par l'âge qui commence à martyriser le corps du créateur...

Trois projets en cours qui auraient dû voir leur achèvement en 2024 ont été momentanément bloqués pour les raisons évoquées plus haut. Ils reprendront vigueur dans le cours de l'année si rien ne vient s'opposer à cela.

En attendant, on a cessé un court instant la réorganisation de l'atelier de Bannes qui accueille le matériel de Paris, pour réaliser la traditionnelle carte de vœux de Fornax. Sa version numérique est sous vos yeux. Sa version papier, sensuelle à souhait, est envoyée à quelques privilégiés. Le monde change (en bien ? en mal ?), les cartes de vœux de Fornax se suivent sans se ressembler ; tout va pour le mieux...

Voeux2025.jpg
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Sur l'année écoulée... et en plus, une carte

On ne peut que le constater en consultant le catalogue général de Fornax, l'année 2024 n'a pas été très prolifique en nouvelles publications. Une carte de vœux et rien d'autre. Mais à cela, il y a une raison, bonne et incontestable. Elle se trouve en filigrane dans le billet juste sous celui-ci : la fin de l'atelier parisien et, en conséquence, son déménagement. C'est dans des moments comme celui-là que l'on se dit qu'il vaut mieux être écrivain (ou écrivant, ou écriveur) que typographe au plomb. Quelques feuilles A4 et un crayon à papier ou un feutre ou un stylo à bille si l'on est technophobe, ou bien une machine à écrire si l'on se veut old fashion, ou encore un ordurateur portable si l'on accepte d'être contemporain... et emballé, c'est pesé ! Ça prend trois minutes et c'est fini. Bien sûr, si l'écriveur (ou l'écriveuse, on n'est pas sexiste) qu'on se veut être est doté d'une bibliothèque imposante composée de vrais livres fabriqués avec du vrai papier, la donne change... mais pour les technophiles, avec la numérisation à outrance, le problème est résolu à l'aide d'un petit disque dur ou d'une clé USB. Youp là ! Toutefois, lorsqu'on réalise des livres avec du plomb, non pas parce qu'on n'a que ce moyen-là pour les faire et que c'est une contrainte, mais parce que ce choix est une volonté expresse, parce qu'on veut avoir le plaisir incomparable de maîtriser la naissance de l'objet-livre du début jusqu'à la fin, un objet non seulement porteur de sens mais aussi dégageant de la sensualité par son toucher, par sa vue, par son odeur, par le son de ses pages tournées, on accepte que la légèreté et la fragilité de la chose créée soit compensée par la lourdeur du matériel qui l'a fait naître. Et l'on accepte sa peine dès qu'il s'agit de le déplacer, et l'on accepte le temps pris pour tout réorganiser, ailleurs.

Le peu de publication de l'année 2024 ne s'explique donc pas par de la paresse ou de la nonchalance, ni par l'âge qui commence à martyriser le corps du créateur...

Trois projets en cours qui auraient dû voir leur achèvement en 2024 ont été momentanément bloqués pour les raisons évoquées plus haut. Ils reprendront vigueur dans le cours de l'année si rien ne vient s'opposer à cela.

En attendant, on a cessé un court instant la réorganisation de l'atelier de Bannes qui accueille le matériel de Paris, pour réaliser la traditionnelle carte de vœux de Fornax. Sa version numérique est sous vos yeux. Sa version papier, sensuelle à souhait, est envoyée à quelques privilégiés. Le monde change (en bien ? en mal ?), les cartes de vœux de Fornax se suivent sans se ressembler ; tout va pour le mieux...

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Publié le 17/01/2025 @ 15:13  - 2 commentaires - 2 commentaires - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
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George Auriol
Tuyau
sur l'ultime création
de M. Pullmann

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20 pages,
format 11,2 x 13 cm.
tirage à 100 exemplaires en typographie.
21 €

 __________

CLS
A pas feutrés

frnx-281-mini.jpg

Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
250 €

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Marie-Rose de France
Dits

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26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.
60 €

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Pierre Pinelli
Molitor

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24 pages,
format 15 x 20 cm.
tirage à 100 exemplaires en typographie au plomb.
60 €

Le livre commenté

Marie-Rose de France
Dits

frnx-283-mini.jpg

36 p., format 10 x 14 cm.
composé et imprimé en
typographie au plomb
Tirage à 120 exemplaires.
60 €

(cliquer sur l'image
pour en savoir plus)

Les livres commentés
Gratuit


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Poésie alimentaire

Couples singuliers

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... pour ceux qui auraient la flemme de chercher.

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