Page en cours de chargement
L’homme au coin
10 pages,
format 8,5 x 8,5 cm.
tirage à environ 30 exemplaires en typographie au plomb.
Thomas Braun
des fromages
8 pages,
format 11,2 x 9 cm.
tirage à 131 exemplaires en typographie.
CLS
Un volumen,
79 cm de long, 17,5 cm de haut.
tirage à 10 exemplaires en linogravure.
Marie-Rose de France
26 petits textes en proses poétique. Vignettes de CLS.
tirage à 120 exemplaires en typographie au plomb.
(vidéos)

Auteurs

Chronologique

Des barbares...
... pour ceux qui auraient la flemme de chercher.

Bibliotératologie

Casses

Divertissements

Fin-de-Siècle

Fourneau et Fornax

Impressions

Typographie
13146910 visiteurs
320 visiteurs en ligne
Allez, aujourd’hui, pour changer du sujet bibliophilique précédent et de celui, initiatique, qui l’a précédé, on va parler de presses. Pas de petites presses jouet, on a déjà abordé le sujet en plusieurs billets ; pas de petites presses pour les amateurs sujet abordé également et sur lequel on n’a rien à ajouter pour l’instant, on va parler de presses à copier.
Kézaco presse à copier ? La plupart des bipèdes contemporains les nomment autrement quand ils en connaissent l’existence et qu’ils les nomment. Elles sont baptisées le plus souvent presses de notaires ou presses de relieurs, voire, parfois mais plus rarement, machines à imprimer. Deux de ces appellations font état d’un usage détourné de leur usage initial, la troisième fait état d’une restriction drastique de la population potentielle des utilisateurs de ces presses dans leur utilisation première.
Ces presses ont, en gros, le plus souvent, la même forme et une taille semblable. Elles sont constituées de deux plateaux dont l’un est fixe, le plateau inférieur, et l’autre mobile, le plateau supérieur. Le mécanisme qui les rapproche ou les écarte peut revêtir plusieurs forme. C’est ce que l’on va voir bientôt. Et, lors de la présentation de l’une de ces formes, on va donner l’usage réel de ces presses. Pour ce qui est de leur taille, il suffit de savoir que la dimension des plateaux est celle d’un papier à lettres ordinaires.
Presses à balancier
C’est sous cette forme qu’elles apparaissent le plus souvent.

Ce modèle de presse à balancier est le premier qui entra dans le parc de matériel de l’individu qui signe ces lignes. Avant même la naissance des Éditions du Fourneau qui précédèrent Fornax éditeur. Cette presse a servi, usage détourné, à imprimer de petites linogravures, offrant des résultats assez moyens dans l’ensemble, voir médiocres parfois, mais que ne tolère-t-on pas lorsqu’on est dans la joie ineffable de la découverte technologique.

Un autre modèle de presse à balancier. La grande dimension de ses plateaux est plus importante que celle de la première presse mais son état général est assez pitoyable. Son plateau inférieur est grêlé comme le visage d’un syphilitique et l’état de surface de la face inférieure du plateau supérieur (!) est semblablement vérolé, ce qui en fait une utilisation future — après dérouillage et restauration — particulièrement improbable. Mais sait-on jamais…
Presses à volant

C’est avec un modèle de ce type de presses que l’on va expliquer l’usage premier et le fonctionnement d’une presse à copier. Comme son nom l’indique avec une clarté éblouissante, les presses à copier servent… à copier. Mais quoi ? et combien de fois ? Allez, — effet de ma grande bonté, même si vous ne la méritez pas toujours — je m’en vas vous révéler dans les détails tous les dessous de cette petite affaire. Non, non, ne me remerciez pas, c’est encore trop tôt.
Il fut un temps, bien lointain, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, comme le dit la chanson, un temps où les ordurateurs n’existaient pas, pas plus que les imprimantes qui leur sont liées par le cordon ombilical. Un temps où l’on tapait à la machine sa correspondance ou bien — horreur absolue ! — où on l’écrivait à la main à l’aide d’encre et d’un porte-plume muni d’une plume métallique, ou d’un stylo à plume. Que l’on se rassure toutefois, le temps où l’on écrivait avec une plume d’oie taillée et trempée dans l’encre est un temps antérieur au temps dont au sujet duquel que je vous cause maintenant.
Donc, on écrivait sa correspondance, ou tout autre document, sur du papier et l’on voulait, ou bien on avait le devoir d’un conserver une copie exacte par devers soi. Comment réaliser ce prodige alors que la photocopie n’était pas inventée ? Eh bien, à l’aide d’un cahier de copie de lettres et d’une presse à copier. Explication :

Un cahier de copie de lettres est un fort cahier à couverture cartonnée dont les feuillets sont constitués de papier très fin, dans les 30 grammes au mètre carré, lisse et translucide. Celui qu’on voit sur la photo est au format 21 x 27 cm, le plus petit des deux formats de papier à lettres français (l’autre étant le 21 x 31 cm), avant que l’unification européenne n’impose les 21 x 29,7 cm du format A4 allemand. C’est dans ce cahier qu’étaient conservées les copies des lettres et autres documents produits à la main ou à la machine à écrire avant que les originaux ne soient confiés à leurs destinataires.

Le cahier ouvert montre les feuillets minces et vierges. Le document à copier tout juste terminé, alors que son encre était encore fraîche, était inséré sous un feuillet vierge du cahier, et le cahier refermé était inséré entre les plateaux de la presse.

Le cahier était comprimé dans la presse pendant quelques secondes, le temps que le feuillet vierge du cahier prenne une petite partie de l’encre du document original.

La copie ainsi réalisée pouvait être lue par transparence grâce à la minceur du papier de copie, ou alors elle pouvait être lue en la plaçant devant un miroir (mais c’était moins pratique).

Une autre presse à copier à volant.
presses à vis à 4 poignées

La vis qui permet d’actionner la montée ou la descente du plateau supérieur est actionnée par un ensemble de quatre poignées situées sous l’arceau qui bride les mouvements du plateau supérieur en l’empêchant de tourner sur lui même. Ce type de presse à vis offre un aspect plus ramassé que les autres types de presses munies d’une vis.
presses à levier

Cette presse à levier terminé par un manche de bois est munie d’une crémaillère et non d’une vis pour descendre le plateau supérieur. Le maintien de la pression est obtenu grâce à un engrenage bloqué par un cliquet. On met fin à la pression en abaissant le cliquet, ce qui permet de relever le levier.
Presses à plateaux ressorts


Ces presses d’une structure très simple sont constituées de deux plateaux incurvés et élastiques que l’on peut resserrer grâce à un fermoir qui les force à comprimer le cahier.
À l’exception de ce dernier type de presse, les presses à copier peuvent être détournées de leur usage premier. Certains relieurs débutants (mâles ou femelles), ou certains relieurs amateurs, se munissent de ce type de machine pour leurs opérations de mise sous presse, en attendant d’être assez fortunés pour acquérir une vraie presse à percussion. On peut également les utiliser pour imprimer de petits bois gravés ou de petites linogravures, le format étant limité, on vient de le voir, à celui du papier à lettres. On peut aussi tenter de les utiliser comme presse à découper en se servant d’emporte-pièces. Il faudra, dans ce cas, les fixer solidement à un support inamovible car la pression à exercer pour procéder à une découpe est supérieure à celle nécessaire pour une copie ou pour une impression.
À ne pas confondre avec une presse à copier :
La presse à découper des échantillons de tissu

Elle a extérieurement le même aspect, ou du moins un aspect très semblable, aux presses à copier à vis mais l’on voit la différence lorsqu’on y regarde de plus près. Elle n’a pas deux plateaux mais un seul, le plateau supérieur étant remplacé par une lame coupante en zigzag encadrée de deux ressorts qui maintiennent le tissu en place pendant la coupe. C’est une sorte de petit massicot à main qui permet d’obtenir des échantillons de tissus qui ne s’effilochent pas.

La lame en zigzag, devant elle, le ressort de devant. Un ressort semblable se trouve derrière elle.

N’ayant pas de beau tissu à gâcher, on s’est servi pour cette démonstration de quelques feuilles d’un vieil annuaire téléphonique.

La découpe est effectuée. Fornax réalisera peut-être un jour un petit ouvrage aux côtés zigzaguant en utilisant cette machine… qui sait !
une collection ; bibliographie
Je n’ai pas connu Florentin Mouret. Je n’ai donc jamais eu le privilège de faire partie de ses amis. Pourtant, ma bibliothèque laisse à penser que j’en fus.
Le bipède, Français très moyen comme moi, ou de toute autre nature, qui a l’heur de fréquenter cette page, se demande illico à la lecture de ces quelques mots d’introduction : « Mais qui est ou qui était donc Florentin Mouret ? » Interrogation justifiée…
Il naquit à Avignon en 1894. Il fut secrétaire puis président du Syndicat des entrepreneurs du Vaucluse, adjoint au maire à Avignon, président du Tribunal de commerce d’Avignon, trésorier de la Fédération nationale des travaux publics. Dans sa jeunesse, il conduisait mal : il provoqua un accident en 1926 avec le pauvre vétérinaire de Saint-Germain-du-Bois Henri Blanchot dont il détruisit la voiture alors que la sienne n’avait rien ou presque. Il fut condamné, en novembre 1932, par le tribunal correctionnel de Nîmes, à 50 F d’amende pour blessures involontaires. En janvier 1939, il a été fait, comme il se doit, chevalier de la Légion d’honneur pour service rendu au Bâtiment. Il assista, en avril 1943, à une réunion d’une autre légion, la LVF (Légion des volontaires français contre le bolchévisme) à la Bourse du travail du Vaucluse sous l’égide du maréchal Pétain dont la photo trônait dans la salle. En 1951, il fit un don de 1000 F (approximativement 666 € de maintenant !) à l’Association internationale des amis de Pierre Loti dont il était membre. En 1968, il a offert un terrain, des bâtiments — et son nom — pour qu'on construise un CFA (Centre de formation d’apprentis) du Bâtiment à Avignon. On ne sait quand il est mort. Merci à Gallica pour ces précieux renseignements.
Autant dire que, si nous avions été de purs contemporains, nos chemins ne se seraient sans aucun doute jamais croisés, en raison d’un manque total d’affinité entre nous. Quoique… Il fut aussi quelque peu bibliophile et, avec l’argent gagné à la sueur du front de ses employés du bâtiment, il finança une petite collection de livres à tirage limité d’auteurs assez réputés du 20e siècle. Une collection intitulée : Pour FM et ses amis. J’ai acquis un exemplaire de cette collection voici un certain nombre d’années, en raison de la belle réalisation typographiques de ses volumes et du nom de la plupart de ses auteurs.
Florentin Mouret fut le bibliographe de Claude Aveline, et aussi son éditeur pour une collection de plaquettes tirée à une centaine d’exemplaires hors commerce à lui seul consacrée qui comprit 14 volumes, collection complétée d’une plaquette en duplicateur à stencil. Claude Aveline inaugure la collection Pour FM et ses amis, constituée elle aussi de 14 volumes dont la publication s’étale sur 12 ans, de 1950 à 1961. Chaque volume, au format 17 x 13 cm est mis sous presse chez l’imprimeur avignonnais Rullière, à 150 exemplaires sur vélin d’Annonay. Si les textes des différents volumes sont typographiés de manière classique dans une Garalde qui varie de corps et de dessin d’un volume à l’autre, chacune des couvertures est calligraphiée de la main de l’auteur qu’elle renferme.

1. Claude Aveline, Extrait du Livre de Vie, 54 p., 31 décembre 1949.

2. Jean Cassou, La folie d’Amadis et autres poèmes, 62 p., 1er novembre 1950.

3. Francis Carco, Rêverie dans Amsterdam, 46 p., 21 mars 1951.

4. Léon-Paul Fargue, Textes, présentés par Marcel Abraham, 64 p., 23 septembre 1951.

5. Louis-Martin Chauffier, L’écrivain et la liberté, 64 p., 1er novembre 1951.

6. Georges Duhamel, Dialogue dans la ville délivrée, 42 p., 29 février 1952.

7. Louis Guilloux, Le muet mélodieux, 64 p., 31 décembre 1952.

8. Anatole France, Ma Suzon chérie, avec des souvenirs de Lucien Psichari, 72 p., 20 mars 1953.

9. Pierre Albert-Birot, Dix poèmes à la mer, 48 p., 21 mars 1954.

10. Charles Vildrac, Jérôme le voyageur, 36 p., 10 mai 1956.

11. Pierre Boulle, Un étrange événement, 50 p., 9 juin 1957.

12. Paul Gilson, Les voix en peine, 42 p., 15 août 1957.

13. José Bergamin, Aphorismes traduits de l’espagnol par Claude Aveline et l’auteur,
avec une présentation de celui-ci par celui-là, 44 p., 23 septembre 1959.

14. Jean Lescure, Noires compagnes de mes murs,
avec huit dessins de Chastel, Coulot, Fiorini, Gischia, Lapicque, Prassinos, Ubac, Villeri,
62 p., 21 juin 1961.
On notera le clin d'œil de chaque achevé d'imprimer, daté soit d'une fête catholique majeure, soit d'un équinoxe, soit d'un solstice, soit du dernier jour de l'année, sans oublier un 29 février...
ou Comment justifier son composteur
Ce petit billet s’adresse à ceusses et celles que la typographie traditionnelle au plomb (mobile) intéresse ; ceusses et celles qui voudraient la pratiquer mais qui ne savent pas trop par où commencer. Car faut bien commencer un jour si l’on veut se lancer dans une activité quelconque, et faut bien intégrer les notions de base dès ce début, comme ça on n’a plus à y revenir, c’est assimilé et on peut passer à plus complexe ou plus intéressant.
On part du principe, quand même, que l’attrape-science à qui s’adresse ce billet (oui, même toi, au fond, l’hurluberlu qui fait semblant de ne pas écouter…), sait ce qu’est un composteur, une interligne, un lingot ou garniture, une casse parisienne ou non, et un cadratin… et qu’il a plus qu’une vague idée de la réalité des choses qui sa cachent derrière ces mots.
Allez, on commence. Lorqu’on veut composer un texte à la main, en typo traditionnelle, il faut user de l’instrument indispensable à toute composition : le composteur. C’est dans le composteur que l’on crée le texte en assemblant un à un les petits blocs de plomb porteurs d’une lettre, d’un signe ou d’un blanc qui vont former les lignes du texte. Mais ces lignes ont une longueur déterminée et il faut régler le composteur à cette longueur, une bonne fois pour toutes tant que la composition du texte n’est pas achevée. Il existe plusieurs méthodes pour régler le composteur. Employons un vocabulaire plus professionnel : il existe plusieurs méthodes pour justifier le composteur. On va les voir toutes, du moins toutes celles qu’on connaît (s’il en existe d’autres encore oncques on ne nous les a apprises), dans notre ordre de préférence.

On prend en main un composteur, le premier que l’on trouve si l’on en a plusieurs, ou le plus adapté à la composition que l’on souhaite réaliser ; le seul que l’on a si l’on n’en possède qu’un et on en libère la partie mobile afin qu’elle puisse coulisser. Ici on a affaire à un composteur à levier en aluminium. Il en existe d’autres en maillechort (plus solides) ou en fer (qui peuvent rouiller). Et d’autres encore dont le système de blocage est à vis. Celui-ci est en aluminium, à levier, et léger. C’est son droit.
Justification à l’arrache

On prend un paquet d’interlignes, peu importe le nombre exact, de la longueur souhaitée (ici, des interlignes de 15 douzes) et on le place dans le composteur contre sa partie fixe. On rapproche la partie mobile pour serrer le paquet d’interlignes. On serre bien, et on abaisse le levier pour bloquer la justification.

Le tour est joué, il ne reste plus qu’à sortir les interlignes et à commencer la composition. Cette méthode a l’inconvénient d’être peu précise, surtout si les interlignes n’ont pas été coupées à une dimension très exacte ce qui est souvent le cas. Elle a l’avantage toutefois d’être rapide.
Justification à l’ancienne

Il faut disposer d’une casse de caractères de corps 12 dont le cassetin des cadratins est bien rempli. Si la casse de corps 12 n’a pas suffisamment de cadratins pour procéder à la justification, on peut se débrouiller autrement. On va voir ça plus bas.
interlude
douze et cicéro
Un petit rappel, surtout pour çui là-bas au fond qui fait semblant de dormir, sur les mesures en typographie traditionnelle. Les mesures typographiques de longueur encore en usage de nos jours en typographie traditionnelle (ou typographie au plomb) sont illégales en France depuis le 21 janvier 1983 où l’Afnor (Association française de normalisation) a décrété que l’unité de mesure légale en typographie était le millimètre. Elle avait légalisé auparavant — le 26 décembre 1978 — le point Didot (du nom de son inventeur) comme unité de mesure en typographie. Se rendant compte de sa bévue, elle revint sur sa décision quelques années plus tard car le point Didot né des mesures de l’Ancien Régime (le pouce royal) n’était en rien lié au mètre, seule unité de mesure légale pour la longueur dans le système international (SI). Le mètre fait même partie des quatre mesures fondamentales du système : mètre, kilogramme, seconde, Ampère.
C’est en point Didot (un point équivaut à 0,373 mm) qu’est conçu et réalisé le matériel typographique traditionnel encore de nos jours, du moins en Europe qui a globalement adopté le point Didot. Le monde typographique anglo-saxon a, lui, depuis le 19e siècle, adopté le point pica plus ou moins dérivé du pouce impérial anglais. Ce qui fait qu’en France, depuis la décision de l’Afnor du 21 janvier 1983, tous les typographes traditionnels sont dans l’illégalité la plus totale et s’en réjouissent. Vive la rébellion, vive le point Didot !
Le multiple du point Didot s’appelle le cicéro ou le douze, et il vaut 12 points Didot, d’où le second de ses deux noms.
Les justifications des lignes, sauf dans des cas très particuliers, se font sur un nombre entier de douzes. Dans une casse de corps 12, les cadratins mesurent 1 douze de haut (le corps) et 1 douze de large (la chasse) on peut donc les utiliser pour justifier un composteur.

Il suffit d’en assembler le nombre choisi pour obtenir la justification. Pour une justification de 15 douzes, on en assemblera donc 15.

Les 15 cadratins sont placés dans le composteur…

… il suffit alors de rapprocher la mâchoire mobile pour les serrer, et de descendre le levier pour bloquer la justification. Mais il se peut qu’on ne dispose pas de suffisamment de cadratins pour procéder à la justification. Qu’à cela ne tienne. On utilise alors des m en les couchant sur le côté et l’on procède de même.
Justification à l’aide de lingots
Les lingots (ou garnitures) qui servent à créer les marges autour des pavés de texte sont fondus de manière très précise. Ils sont fondus naturellement en douzes en largeur (1, 2, 3, 4, 6, 8, 10 douzes) et sont coupés à la scie tout aussi précisément en longueur (4, 5, 6, 7, 8, 10, 12, 15, 20, 25, 30, 35, 40, 45, 50, 60 douzes). Pour justifier le composteur, on placera les lingots en se servant de leurs largeur (on choisira une longueur qui entre dans le composteur sans déborder). Si l’on en possède, les lingots en aluminium sont à préférer. Ils ne se déforment pas s’ils ont le malheur de tomber par terre et ne risquent donc pas de fausser la justification du composteur.

Pour justifier sur 15 douzes, dans le cas présent, on a pris des lingots de 7 douzes de hauteur pour qu’ils ne dépassent pas du composteur. 3 lingots de 4 douzes de largeur et 1 lingot de 3 douzes de largeur (4 + 4 + 4 + 3 = 15).

On rapproche la mâchoire mobile, on serre, et on bloque avec le levier. Ne reste plus qu’à ranger les lingots dans le lingotier.

Une variante de cette méthode consiste à introduire un petit morceau de papier ordinaire 80 g entre deux lingots. La justification est ainsi imperceptiblement plus grande. Cela permet, lorsqu’on serre une forme d’impression utilisant des interlignes qui ne sont pas toutes à la bonne dimension, de serrer sur les lignes de caractères et non pas sur les interlignes qui seraient un peu trop longues.
C’est fini, les trois méthodes sont exposées. À apprendre par cœur. Interrogation écrite la semaine prochaine, bandes d’arpètes, bandes d’attrape-science !
Ça fait trois jours que dans ma petite région, on n’a plus d’Intermouettes. Trois jours ! Une éternité pour bon nombre. Je ne me suis pas renseigné mais il doit y avoir certains bipèdes par ici qui sont au bord du suicide. Surtout chez les trente ans et moins. J’en mettrai à couper une partie de mon anatomie… tiens, disons… mon oreille, pour faire comme Vincent ! J’ai besoin du reste pour continuer à bosser.
Qu’est-ce qu’on peut faire sans intermouettes de nos jours, à part déprimer dans le noir ou organiser ses petites tentatives de suicide raté ? Aller faire ses courses, par exemple. J’y suis allé ce matin parce que le frigo, sans être totalement vide n’était pas vraiment plein. Arrivé à la caisse, la gentille caissière me dit :
— On prend pas les cartes, on n’a plus d’Intermouettes ! C’est liquide ou chèque. Et si vous voulez de l’essence, c’est pas possible, on n’a plus d’Intermouettes…
Payer par chèque ! Reusement que comme tous les vieillards pré-séniles je me trimballe avec mon chéquier sur moi, vieille habitude. Une éternité que je ne l’avais pas sorti de ma poche. Ça se fait plus ce genre de trucs, les chèques… Même que les banques depuis quelques années envisagent de les supprimer, les chèques. Parce que ça leur coûte des sous, les chèques, puisqu’elles font fabriquer les chéquiers et qu’elles les donnent à leurs clients, les chéquiers. Oui, elles les donnent ! Vous vous rendez compte, elles les donnent les chéquiers. Elles les donnent ! Et elles perdent de l’argent en les donnant, et c’est contre nature que les banques perdent de l’argent puisqu’elles ont été inventées pour en gagner, de l’argent, avec l’argent qu’on leur donne. Enfin, on ne leur donne pas, on le leur confie et elles gagnent leur argent avec notre argent. Les banques, c’est le seul secteur économique qui ne produit rien, sauf de l’argent avec de l’argent. On pourrait envoyer toutes les banques et tous les banquiers sur la lune, ils pourraient se débrouiller entre eux pour gagner de l’argent, et nous, sur terre, on en reviendrait au troc… Bon, j’arrête là. Je pourrais en tartiner encore des pages et des pages mais on n’est pas là pour ça.
Donc, plus d’Intermouettes, pas un rézal social qui fonctionne, plus la possibilité d’acheter en ligne et surtout plus de petits chats sur YouTube… Gravissime !
Qu’est ce qu’on peut faire d’autre que faire ses courses quand on n’a plus d’Intermouettes ? On pourrait aller dehors et cultiver son jardin, comme Pangloss, encore faut-il avoir un jardin et aimer jardiner. Ou alors, on pourrait faire de la typographie au plomb dans son atelier de typographie au plomb. Pas besoin d’Intermouettes pour faire de la typographie au plomb. Même pas besoin d’électricité, souvent, pour faire de la typographie au plomb. C’est naturel, le plomb. C’est sain, le plomb. C’est écologique et c’est économe d’énergie, le plomb… et ça protège des radiations atomiques. Du moins, c’est économe d’énergie qu’on paye, pas d’énergie bipédique. Car il en faut de cette énergie-là avec la typographie au plomb. Car c’est lourd, le plomb.
Alors je suis dans mon atelier, sans Intermouettes, je tripote quelques bouts de plomb, histoire de me mettre en train, quand… sous mes yeux… et sous une petite pile de paperasse d’essais et d’objets qui n’ont rien à faire sur elle, j’aperçois une cisaille. Une cisaille que j’avais achetée voici bien longtemps, dans les années 1980, aux puces de Vanves, si je me souviens bien. Mais peut-être que je ne me souviens pas bien, car je ne suis pas sûr que c’était aux puces de Vanves. Cette cisaille, je ne l’avais pas achetée très cher, pour deux raisons. La première, parce que mon vendeur voulait s’en débarrasser, histoire de ne pas la ramener chez lui, parce qu’elle pèse son poids ; la deuxième parce qu’elle n’était pas complète. Il lui manquait sa presse. Et la presse est indispensable pour maintenir le carton ou le papier en place pendant qu’on le coupe. Sans elle, très gros risque de couper en courbe ou de travers.
Une cisaille de la marque Spid, une bonne marque. Les cisailles Spid sont généralement peintes en gris. Le gris, c’est de bon ton, c’est neutre, ça fait bien dans un atelier. La mienne était bleue, repeinte dégueulassement en bleu layette par un sagouin. Pendant des années je l’ai laissée comme ça, bleue, avec une presse bricolée à la va-comme-je-te-pousse à l’aide de d’une bande de polyéthylène que je pressais de la main gauche pendant que je coupais avec la droite. Mais ce bricolage n’était pas efficace et il m’arrivait de couper en courbe ou de travers. J’ai fini par ne plus l’utiliser et je l’ai remisée dans un coin jusqu’à l’été dernier où j’ai décidé de la restaurer pour lui donner une seconde jeunesse. Je l’ai démontée entièrement, je l’ai décapée, j’ai viré l’épouvantable peinture bleue en mettant le métal à nu, et je l’ai repeinte. En noir. Avec du rouge pour le poids et pour la poignée. Noir et rouge. La classe ! Mais toujours pas de presse… En la voyant dans mon atelier, depuis, à chaque fois, je pestais intérieurement en me disant qu’il fallait que je fabrique cette satanée presse qui manquait…
Pas d’Intermouettes, une bonne raison pour ne plus retarder le moment de la fabrication de la presse. J’avais déjà acheté la ferraille pour la faire. J’avais aussi acheté un poste de soudure au fil fourré (technique réputée la plus simple pour pratiquer la soudure à l’arc quand on est loin d’être un professionnel de la chose). Ne me manquait rien… et, cerise sur le gâteux (ou le gâteau, si vous préférez), ma pouse partait pour quelques jours hors les murs j’avais la maison pour moi tout seul et je pouvais laisser mon bordel partout tant que je n’avais pas terminé le boulot. Surtout, je pouvais me traiter de tous les noms avec une voix de stentor dès que je faisais une connerie, personne pour m’entendre râler, personne pour s’inquiéter…
Mon seul regret, c’est de n’avoir pas pensé à prendre quelques photos pendant la fabrication. La cisaille est opérationnelle avec sa presse maintenant. Deux ou trois photos pour le confirmer. Ah, j’oubliais : c’est une cisaille à carton et elle fait 60 cm de coupe.



Oui, je sais, la dernière photo est floue. Mais j'ai la flemme de la refaire. Je viens à peine de terminer la fabrication de la presse (et le nettoyage de l'atelier), et j'en ai plein les bottes.
Le billet d’aujourd’hui nous entraîne vingt ans en arrière, non pas pour vous parler de techniques d’imprimerie, ni de machines à imprimer mais du matériau sans lequel la plupart des techniques et des machines ne serviraient à rien : le papier. Pas n’importe que papier, bien entendu. Un papier qui représente l’aristocratie du papier coréen : le Hanji. Un papier traditionnel, fait à la main depuis des siècles. Pourquoi seulement vingt ans en arrière si le Hanji est pluri-séculaire ? Parce qu’il y a vingt ans ou presque, entre le 24 novembre et le 30 décembre 2006, pour fêter les 120 années de relations diplomatiques entre la Corée et la France, dans le château du parc de Bagatelle (on est là dans les quartiers chics de Paris, pour ceux qui l’ignoreraient), s’est tenue une belle exposition autour du Hanji. Bien évidemment, le CLS (et sa petite smala) s’y est rendu, alléché. D’autant plus qu’à cette exposition qui montrait des exemples de toutes les réalisations qu’on pouvait faire avec ce matériau d’exception, s’ajoutait un atelier où l’on pouvait voir œuvrer un maître papetier venu spécialement de Corée (dont aucune document ne cite le nom, ce qui n’est pas très courtois) et, en s'inscrivant, où l'on pouvait soi-même plonger ses mains dans la pâte et faire sa propre feuille de Hanji (j'ai fait la mienne que je garde précieusement sans l'utiliser, rien que pour le plaisir de la contempler, même si elle est bancale — obligé ! — par rapport à celles du maître papetier).

Bagatelle, là où se tient l'exposition.
En avant pour quelques explications tirées des panneaux explicatifs de l’exposition :
Hanji (한지-韓紙) : prononcer « Hanne-ji&nsp;». Le Hanji est le papier traditionnel de Corée, composé essentiellement de fibres du mûrier que l’on appelle couramment « Dak (Tak) » en coréen.
En Corée la technique de la fabrication du papier date de plusieurs centaines d’années. C’est ainsi que, depuis longtemps, les Coréens utilisent un papier de haute qualité produit localement. Le papier coréen le plus ancien s’appelle « Maji ». Il s’agit d’un produit dérivé du chanvre fabriqué suivant le processus ci-après : des morceaux de chanvre ou de tissu de chanvre sont trempés dans de l’eau puis déchiquetés afin d’obtenir de tout petits morceaux. Ceux-ci sont broyés à l’aide d’une meule jusqu’à l’obtention d’une pâte à papier gluante. Ensuite cette pâte est lavée et mise dans une cuve. On obtient du papier en moulant cette pâte dans un tamis. C’est le soleil qui sèche la couche supérieure et blanchit le papier ainsi fabriqué. Cette méthode de fabrication du papier était très répandue pendant la période des Trois Royaumes : Baekje, Silla et Goguryeo (de 57 av. J.-C. à 668).
Dans le royaume de Baekje (18 av. J.-C. à 660), des Hanji de ce type furent principalement utilisés pour relater des évènements historiques de la seconde moitié du 4e siècle. Le moine bouddhiste coréen et peintre Damjing, qui œuvrait dans le royaume de Goguryeo (37 av. J.-C. à 668) introduisit les techniques de fabrication au Japon, en 610, alors que le roi Yeong-Yang de Goguryeo (Corée) avait 21 ans.
Les techniques de fabrication du papier étaient donc très développées en Corée dès le début du 7e siècle.
Durant l’ère Goryeo (918 - 1392), les Coréens commencèrent vraiment à produire du papier à partir de l’écorce du mûrier « Dak ». L’introduction de cette nouvelle matière première rendit possible une production de masse. À partir du 11e siècle, la Corée commença même à exporter du papier en Chine.
À partir de la deuxième moitié du 12e siècle, sous le règne du roi In-jong et du roi Myeong-jong de Goryeo, des mûriers furent systématiquement cultivés dans toute la péninsule coréenne afin d’alimenter l’industrie florissante de la fabrication du papier. À cet effet, le gouvernement instaura une agence nationale ayant comme but de promouvoir la production du « papier à mûrier » ou « papier Dak ». Finalement, les initiatives publiques et privées entreprises pendant l’époque Goryeo, permirent de produire un papier épais et robuste dont l’endroit comme l’envers étaient lisses et vernissés. Plus tard, les techniques de production du papier coréen furent encore améliorées, ce qui mena à la production du Hanji, le papier traditionnel coréen utilisé jusqu’à nos jours.
La fabrication du Hanji requiert un travail énergétique et persévérant. Souvent, le processus de production exige la répétition des tâches. Ainsi, le Hanji a également été appelé « Baek-ji [papier 100] », ce qui veut dire « papier qui requiert une centaines d’étapes de travail ». Le processus de fabrication n’a pas beaucoup changé depuis l’Antiquité et l’essentiel repose encore sur un savoir-faire artisanal. Le processus de fabrication du Hanji comporte huit étapes.
1re étape : abattage
On abat le mûrier à l’âge d’un an entre décembre et février. Pendant cette période, le mûrier contient suffisamment de fibres etb d’eau. Ensuite, on fait bouillir le bois pour détacher plus facilement l’écorce.
2e étape : ébullition de l’écorce de mûrier
L’écorce foncée du mûrier, une fois retirée de l’arbre, change de couleur et blanchit. Ensuite, on fait tremper cette écorce blanche dans de l’eau pendant une journée. Puis, il faut la faire bouillir dans de la soude caustique pendant 4 à 5 heures.
3e étape : lavage et blanchissement au soleil
L’écorce bouillie doit rester dans un récipient d’eau tiède pendant 7 à 8 heures. Ensuite, on l’expose au soleil pour le blanchissement pendant deux ou trois jours en la retournant régulièrement.
4e étape : retrait des impuretés
On purifie les écorces en les débarrassant des petits défauts. On les essore.
5e étape : martèlement
Ensuite, on les foule sur un plateau de bois alin d’obtenir des fibres bien détachées et leur donner densité et douceur.
6e étape : écrémage et drainage
Il faut mélanger les fibres de mûrier et la résine de la mauve dans un récipient plein d’eau et remuer avec un bâton afin de détacher les fibres jusqu’au moment où elles se démêlent complètement dans l’eau. Ce mélange de fibres et de résine est ensuite « écréménbsp;» à l’aide d’un tamis. On obtient ainsi le papier en feuilles que l’on met sur un plateau de bois qui sera pressé soit avec une pierre lourde, soit au moyen d’un système de levier afin d’extraire l’eau, pendant au moins une nuit.
7e étape : dessication
On sépare les feuilles de papier ainsi essorées et on les sèche une à une, sur un panneau de séchage.
8e étape : foulage du papier
Pour donner aux feuilles de papier une forte densité et une qualité lisse et douce, on les frappe avec un battoir.
Solidité et résistance : Ces qualités sont notamment dues aux différentes étapes de fabrication. Au lieu d’utiliser de l’amidon ou de la résine synthétique pour renforcer la solidité du papier, on utilise l’écorce naturelle du mûrier et la résine de la mauve qui, en agissant ensemble, facilitent le séchage et limitent le degré d’humidité.
Longue conservation : Dans le processus d’ébullition de l’écorce du mûrier, matière première du Hanji, on ajoute de la soude caustique, ce qui augmente la solidité, la résistance et la longévité du papier. En général, le Hanji peut être conservé plus de 1000 ans, alors que le papier normal dure rarement plus de 200 ans.
Capacité de respiration, d’isothermie et de souplesse : Les qualités du Hanji sont, tout d’abord, son extraordinaire capacité de respiration, ce qui permet une absorption rapide (l’encre ne se répand pas) et une meilleure coloration. Le Hanji est très souple. Il peut être facilement plié ce qui facilite la fabrication de diverses œuvres et objets. De plus le Hanji conserve très bien la température. Comme il est perméable à l’air et régule l’humidité, c’est un bon isolant qui protège contre le froid, la chaleur, et même le bruit. Enfin le Hanji est très doux au toucher : les techniques de fabrication permettent d’obtenir une texture lisse et douce.
Fin des explications des panneaux (j’ai recopié fidèlement. Comme ça, si des bêtises se trouvent dans les textes plus haut, ça ne sera pas de ma faute).
Cette exposition proposait à voir tout le matériel pour fabriquer les bals (tamis en bambou des formes à papier coréennes). Une merveille pour les amateurs de techniques traditionnelles ; des objets qui ne sont jamais montrés (à ma connaissance) dans les documents au sujet de la fabrication du Hanji.

La table où tout le matériel est présenté.

vue latérale.

les petits tiges de bambou qui vont servir à fabriquer les bats.

Le fil enroulé sur des cylindres de bambou ou en écheveau pour lier les tiges.

Outils pour couper le bambou.

Balance, brosse, etc.

? [oubli de noter à quoi servent ces outils, pas malin de ma part].

Filière qui sert à fabriquer les tiges cylindriques de bambou.

Sorte de « métier à coudre » les tiges de bambou entre elles pour fabriquer les bats. Les petits poids de plomb empêchent les fils de s'emmêler.

Idem, vue plongeante.

Idem, autre angle.

Idem, gros plan.

La construction rustique et simple du métier.
Passons maintenant aux exercices pratiques. Les démonstrations du maître papetier, et l’initiation qu’il donne à la jeune femme qui va encadrer le public venu réaliser sa feuille. Mais on commence par l’atelier provisoire de Bagatelle : les cuves à papier et les formes.

Au premier plan, la cuve pour la petite forme à papier, libre avec deux poignées. La smala de CLS regarde l'autre cuve.

La cuve à la petite forme. Au premier plan, le bâton qui sert à agiter la pâte quour que les fibres ne retombent pas dans le fond..

La cuve pour la grande forme suspendue, et son bâton.

Autre angle.

Plan plus rapproché de la forme suspendue.

La petite forme ouverte.

La petite forme fermée.

Les charnières en acier inox, cela va sans dire...

Les fermetures en laiton qui empêchent la forme de s'ouvrir.
Bien sûr, comme c’est le CLS qui prend toutes les photos, il n'a pas la présence d’esprit de passer son appareil photo quand c'est à lui de se mouiller les mains, mais on va voir le maître papetier initier l’« animatrice » au maniement de la petite forme.

Le maître papetier.

Initiation de la jeune femme. Le maître rejette dans la pâte une feuille à peine constituée pour passer la forme à la jeune femme (photo quelque peu ratée, mais le geste y est).

Initiation de la jeune femme. Comment tenir la forme.

Initiation de la jeune femme. La forme ouverte.

Initiation de la jeune femme. Ça y est, elle s'y met.

Initiation de la jeune femme. Elle fabrique sa feuille.
On va terminer par deux petits films (mais oui !). Le premier montre le maître en action, et le second la jeune femme en démonstration.
Le maître à l'œuvre.
La démonstration.
Tératologie livresque
Typo rurale
Typo des rues
Typo des bois
Proverbes
Pratique éditoriale
Pratique typographique
Post-concours
Outils
Nouvelles internes
Nouvelles externes
Mes maîtres
Livre
Lieux de convivialité
La photo du jour...
Impressions
Impression
Fourneau-Fornax
Contes et nouvelles
Concours
Bibliophilie
Art
Amis
Alphabet
|
Avril 2026 | ![]() |
||||
| L | M | M | J | V | S | D |
| 01 | 02 | 03 | 04 | 05 | ||
| 06 | 07 | 08 | 09 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | |||
Fornax éditeur 18, route de Coizard, 51230 Bannes – France